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jeudi 21 avril 2016

Longueur d'Ondes #77

Pas mal œuvré pour Longueur d'Ondes, depuis janvier, que ce soit pour le net ou pour le magazine papier.

Paru le 23 mars 2016, le numéro de printemps, le 77, a été joyeusement célébré le soir-même au Bar à Bulles parisien (situé au premier étage de la Machine du Moulin Rouge).
Pour les chroniques, j'ai défendu "mes" artistes, accepté les propositions faites par le rédac chef avec grande ou moyenne conviction, selon, refusé d'écrire sur un groupe ou un artiste ne m'ayant pas du tout emballée, accepté de réécrire celles nécessitant des modifications...


Dans ce #77: 
Les Découvertes sont foisonnantes (In the Canopy, La PieTà, The Pirouettes, Fragments, Le A, Mr Crock., Sages comme des sauvages, Gérald Kurdian, Angel).
Les Entrevues en veux-tu en voilà (Radio Elvis, Mathieu Boogaerts, Von Pariahs, Suuns, Jain, les désormais célèbres seine-et-marnais Stuck in the Sound, Louise Attaque et Dionysos en interview croisée, les étonnants 3SOMESISTERS ayant joué à la soirée LO pour le lancement du magazine, le musicien et ingénieur du son studio Guillaume Nicolas).
Les Coulisses bien remplies (un article de fond sur les conditions d'exercer des photographes de scène, l'autre sur le directeur à venir du festival du Printemps de Bourges Boris Vedel, une enquête sur le label havrais Din Records, l'autre sur cinq groupes électro made in Normandie).
Les Chroniques sont pour les disques mais aussi pour les livres. Pour finir, le sempiternel Ça gave du légendaire Jean Luc Eluard.
Allons sur le site de Sur la même Longueur d'Ondes, feuilletons le Longueur d'Ondes #77 en ligne, sortons en concert pour le trouver en édition papier !
Pour mes chroniques, je présenterai mes trois "chouchous" en premier (selon la date de sortie) puis disons que j'irai dans l'ordre de mes préférences, en commençant par les artistes qui m'ont le plus intéressée (certains sont à égalité). Allez hop c'est parti !

MAM
Lili Cros & Thierry Chazelle
Charles de Goal
Clarika
Zaza Fournier
Noga
Sofian Mustang
Sophie Le Cam

LP
Sortie le 13 novembre 2015
MAM
Human Swing Box
Buda Musique / Socadisc
Cela fait plus de vingt ans maintenant que Viviane Arnoux (accordéon, chant) et François Michaud (violon, alto) œuvrent ensemble sur des projets faisant la part belle au swing, au jazz, à la musette, mais également à la chanson, la world ou l’électro. Leurs instruments se prêtent à diverses expérimentations, osent les mélanges inédits pour inventer de nouvelles gammes musicales, très contemporaines. MAM signifie « Musique Acoustique Machines » mais dans cet album, Norbert Lucarain (General Elektriks…) assure avec prestance la boîte à rythmes humaine et les percussions corporelles, reléguant les machines (il est aussi aux claviers) au second plan. « An Atoll » ouvre le bal avec son swing électronique, ses phrases répétitives, ses onomatopées. Dans le registre danse folklorique foutraque et délurée, « Times 4 Grooves » met en valeur le rythme de l’accordéon, « Club Five » tire le violon dans des aigus facétieux. Un disque joyeux, amusant, fantaisiste, vivant… humain, quoi ! Un vrai régal !



Album
Sortie en janvier 2016
LILI CROS & THIERRY CHAZELLE
Peau neuve 
Sofia Label / L’Autre Distribution 
Le duo charmant et sympathique (ces deux-là se sont bien trouvés) continue sur sa lancée (après "Voyager léger" en 2011, "Tout va bien" en 2013) avec onze nouvelles chansons poétiques et inspirées, finement écrites et orchestrées, tout à la fois drôles, émouvantes, étonnantes. L’auditeur est libre de rattacher ces beaux textes (écrits par l’un ou par l’autre, la musique étant l’œuvre des deux) à son imaginaire, à ses ressentis, à son vécu. Qui ne se souvient pas de ses premières émotions sonores ou musicales ("Le rythme est amour"), qui n’a  pas eu un choc esthétique lors d’une exposition artistique ("Offre-moi"), qui ne s’est pas occupé d’un animal jusqu’à sa mort ("Le vieux chien"), qui n’a pas ouvert son logis à un être cher ("L’anneau"), qui n’a pas eu quelqu’un à consoler ("Le petit soldat") ? Il y a quelque chose d’universel dans leur écriture, car s’ils puisent dans leurs propres expériences, celles-ci, profondément sensibles et humaines, peuvent résonner en chacun d’entre nous. 

À écouter en priorité : 
"Mon hit, mon hat", "Les petits ça pousse", "Les narcos"
Site : http://www.liliplusthierry.com 

Album
Sortie le 18 février 2016
(Chronique non modifiée)
CHARLES DE GOAL 
Mobilisation / Résistance
Danger Records 
Pour qui a assisté récemment à un concert de CDG aura remarqué la fougue, la puissance, la témérité de ce groupe qui bat des records de longévité. La jeunesse de son public, aussi, jamais en reste pour pogoter. « Algorythmes », sorti chez New Rose en 1980, est devenu, au fil du temps, un album culte, de ceux qu’il faut avoir écouté. Sûr, ce nouveau double LP va marquer les esprits, tant au niveau des compositions maniant impeccablement instruments et machines, que de la teneur des textes de Patrick Blain, sombres, incisifs, avec leur part de flou et de mystère. « 7 fois » donne à entendre la frappe de Jean-Philippe Brouant, l’ami batteur, décédé brutalement en 2014. Plus loin, « Obsolescence programmée » lui rend un hommage singulier. L’on retrouve son jeu aisément identifiable sur dix des dix-sept titres : il était là, lors des sessions d’enregistrement… La reprise déglinguée de Joy Division, « Insight », ancre indéniablement ses guitares rageuses et saturées dans l’urgence des 80’s. 

À écouter en priorité :
« À feu et à sang », « Larmes à gauche », « Point de mire »


Album
Sortie le 12 février 2016
(Chronique non modifiée)
CLARIKA 
« De quoi faire battre mon cœur » 
AT(h)OME 
Si « Les garçons dans les vestiaires » (2001) reste le tube de référence, d’autres chansons n’en sont pas moins fameuses, telles « Tu dors tout l’temps » du premier album (1993), « Non ça s’peut pas » (1997), « Joker » (2005), « Bien mérité » (2009), « Sumangali » (2013). D’une façon générale, l’ensemble du répertoire a su s’imposer sur le territoire de la chanson française. Voici le septième album de la chanteuse tantôt mutine tantôt plus grave, avec des textes au contenu personnel, ou bien ouverts à d’autres personnes, à d’autres parcours de vie : « La cible » (avec la Maison Tellier) et « Il s’en est fallu de peu » sont de belles et tristes histoires de couples. « Le Lutétia » parle aussi d’amour, jusqu’à la mort, « L’inaperçue » est un touchant portrait de femme. « La vie sans toi » explore la rupture amoureuse, « Le bout de chemin » laisse entrevoir une éclaircie, « Dire qu’à cette heure » (avec Alexis HK) est léger, poétique, « Les beaux jours » s’intéresse au sort des migrants… 

À écouter en priorité : 
« Je suis mille », « Il s’en est fallu de peu », « On a fait » 
Lien vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=_OC2xONKTuI 
(Clip « Je ne te dirai pas ») 


Album
Sortie le 16 mars 2015
ZAZA FOURNIER
Le départ 
Verycords 
La demoiselle, chanteuse et accordéoniste, est actuellement en tournée avec le musicien et réalisateur de cet album, l’Anglais MaJiKer. Après « Zaza Fournier » en 2008, « Regarde-moi » en 2011, l’artiste poursuit ses explorations textuelles, vocales et rythmiques, avec quatorze chansons directes, imagées, finement troussées, chacune avec son style, ses arrangements, son atmosphère. « Garçon » et son côté Sylvie Vartan mais en plus cru, remet en mémoire le fameux spectacle du même nom (avec un s), joué aux Trois baudets en juillet 2014. Zaza y reprenait, avec Luciole et Cléa Vincent, des chansons d’interprètes masculins, parlant des femmes. Un vrai régal ! « La java des imposteurs », chantée avec Féfé, commence comme celle des bombes atomiques de Boris Vian, puis évolue vers un rap musette gouailleur, musclé, au franc-parler. Les chats accompagnent la solitude comme dans « Nuits blanches », il y a même un « Tigre » avec lequel il faut vivre, « Les chiens » qui hurlent, que l’on caresse. 

À écouter en priorité : 
« Le départ », « Seize ans et demi », « La paresse »


Album
Sortie en janvier 2016
NOGA 
Laisser partir 
Inouïe Distribution 
Elle est Suisse, avec des origines israéliennes. Elle possède plusieurs langues, s’est enrichie de cultures différentes. Elle est femme du monde, fine, sensible, spirituelle. Elle est à l’écriture, aux compositions, au piano, au chant. Il est Français, d’origine camerounaise. Il est pianiste et réalisateur de cet album. Son père se nommait Francis, lui c’est Patrick Bebey. La première chanson, « Innocents », a d’emblée quelque chose d’universel, des images simples aux émotions intenses. « Femme vivante » est tout en rythme, en légèreté, « Mi ha’ish » un retour aux sources, « Descente » un inventaire surprenant de différents plaisirs terrestres… Si « Sans écran » est ambigu, ambivalent, « Les narcisses » eux sont joyeux, explicites. Le jeu du violoncelle (Olivier Koundouno) se déploie avec grâce et gravité dans un « Si attendu » bouleversant. « La maladie beauté » ponctue ce disque généreux sur une note plus insouciante, à la cadence des percussions caribéennes, lascives, cristallines.

À écouter en priorité : 
« Laisser partir », « Miroirs », « Les vagues » 


Album
Sortie le 19 février 2016
SOFIAN MUSTANG 
Back to nowhere 
Milk Music 
La balade « My polish love », teintée de cuivres chauds, à la voix féminine ample et étirée, ouvre ce disque enchanteur, nomade, invitant au voyage. À pied, à cheval, en chemin de fer, par les routes, tous les moyens sont bons pour aller par les contrées, visiter l’Ouest de l’Amérique, le Mexique, l’Europe de l’Est, l’Orient…, se nourrir des musiques traditionnelles au gré des pérégrinations, inventer de nouveaux paysages sonores, folk, rock, chanson, fanfare, country… Les sept musiciens girondins reviennent de nulle part et de partout à la fois, arrangeant subtilement de multiples influences, à l’image des mariachis flamboyants des « Arcs électriques » et son chant en français, de la country chaloupée de « Drunk once again », des envolées orientales de « No desert », du nostalgique « Wagon-Foudre ». Ce premier album aux douze titres généreux concrétise six années de travail et de scène, que l’on dit « explosive ». Le groupe peut être confiant en son avenir, croire en sa bonne étoile. 

À écouter en priorité : 
« Hey monsieur », « Neige », « La nuit prend » 


EP
Sortie le 16 janvier 2016
SOPHIE LE CAM 
Les gens gentils 
Autoproduit 
Doit-on prendre les textes au premier degré, ou s’aventurer plus haut, pour tenter de cerner l’univers très particulier de l’artiste ? L’on y parvient après quelques écoutes, appréciant alors une tournure d’esprit peu commune, une façon de penser intéressante, une écriture surprenante. La chanteuse trentenaire, originaire de Picardie, s’accompagne à la guitare, l’ukulélé, l’harmonica ou le piano.


mercredi 2 décembre 2015

MAM à la Bellevilloise

Le nouvel album de MAM "Human Swing Box" m'avait enchantée dès la première écoute. J'ai eu la chance de l'avoir bien avant sa date de sortie officielle, et d'en rédiger une chronique pour le site internet de Longueur d'Ondes
Il m'est enfin possible de revoir MAM en concert ce jeudi 26 novembre 2015 (j'ai exceptionnellement annulé ma séance d'aquavélo pour être là) à la Bellevilloise, 19-21 rue Boyer (à deux pas de la Maroquinerie). J'ai invité Frédérique, avec laquelle je suis allée à Berlin et à Leipzig, à m'y rejoindre.
C'est la première fois que je reviens à Paris depuis les attentats. J'arrive en avance, je m'offre une longue pause place Martin Nadaud, au Café Martin, où je poursuis l'écriture d'une nouvelle nommée "Les habits du dimanche" (bientôt sur mon blog). 
La nuit tombe doucement sur le cimetière du Père Lachaise, une longue file de camions de CRS passe dans l'avenue Gambetta, je pars me promener un peu au hasard entre le 11e et le 20e, c'est animé, vivant, presque joyeux.
La Bellevilloise n'ouvre qu'à dix-neuf heures (le concert démarrera aux alentours de vingt heures trente), comme j'ai du "temps à perdre" j'entre aux Tontons Bringueurs, bar situé tout en bas de la rue Boyer, où je savoure la bonne ambiance à l'heure de l'apéro.
Nous y voilà enfin ! À la Bellevilloise, je vais dire bonjour à François Michaud, à Viviane Arnoux et Norbert "Touski" Lucarain, le trio de MAM, ils ont terminé leur installation et s'apprêtent à dîner. Je rencontre enfin "pour de vrai" Arielle Berthoud, qui est leur attachée de presse.
Le concert commence, Frédérique est arrivée, nous nous offrons un pichet de vin blanc Côtes de Gascogne pour fêter ça. Bien que ce soit l'heure où l'on mange et où l'on boit, il n'y a pas de grands éclats de voix dans la Halle aux Oliviers : la plupart des gens sont venus pour écouter le groupe, pas pour raconter leur vie et c'est tant mieux.
MAM revisite l'album "Human Swing Box" dans un ordre différent, ça surprend agréablement, l'énergie s'amplifie, la joie de vivre et les rires aussi, l'on s'amuse, autant sur scène que dans l'assistance. 
C'est l'occasion rêvée de voir un "human beat box" à l'œuvre en la personne de "Touski", qui assure grave. C'est aussi un plaisir d'écouter les envolées nerveuses du violon ou de l'alto de François Michaud, la riche palette d'expressions de l'accordéon de Viviane Arnoux qui chante, aussi, et très bien.
Au rappel, Rachid Taha, qui a assisté au concert, vient taper le bœuf avec François et Viviane, ça me fait plaisir de le voir là, j'aime ce qu'il fait dans la musique, du plus rock, électro, au plus traditionnel.
Nous avons droit à la reprise débridée du générique de "Mission Impossible", puis à d'autres titres, plus doux, pour un retour au calme après cette belle fête musicale, ces moments partagés dans la sérénité.
Également sur ce blog :


Ma chro, puis mes photos : 

MAM
« Human Swing Box »
Buda Musique / Socadisc
Sortie le 13 novembre 2015
Cela fait plus de vingt ans maintenant que Viviane Arnoux (accordéon, chant) et François Michaud (violon, alto) œuvrent ensemble sur des projets faisant la part belle au swing, au jazz, à la musette, mais également à la chanson, la world ou l’électro. Leurs instruments se prêtent à diverses expérimentations, osent les mélanges inédits pour inventer de nouvelles gammes musicales, très contemporaines. MAM signifie « Musique Acoustique Machines » mais dans cet album, Norbert Lucarain (General Elektriks…) assure avec prestance la boîte à rythmes humaine et les percussions corporelles, reléguant les machines (il est aussi aux claviers) au second plan. « An Atoll » ouvre le bal avec son swing électronique, ses phrases répétitives, ses onomatopées. Dans le registre danse folklorique foutraque et délurée, « Times 4 Grooves » met en valeur le rythme de l’accordéon, « Club Five » tire le violon dans des aigus facétieux. Un disque joyeux, amusant, fantaisiste, vivant… humain, quoi ! Un vrai régal !

MAM à la Bellevilloise, 26 novembre 2015






















lundi 12 juillet 2010

Quatre sorties musicales 3/4 Musique Acoustique Machines

Siméo et Féloche à File 7 le 22 mai, Wire à la Maroquinerie le 24, MAM (Musique Acoustique Machines) au studio de l'Ermitage le 7 juin, Prohom et Pigalle aux Trois Baudets le 24… À chaque fois une bonne raison de sortir, l'occasion de voir jouer les musiciens devant un public, avoir du plaisir à les écouter, chacun dans son registre.
Comptes rendus des concerts et photos perso…
Troisième sortie :
Ermitage, lundi 7 juin 2010 (MAM)
MAM est venu à moi en la personne de François Michaud, violoniste et altiste du groupe, également musicien additionnel de Thomasi (dont j'ai défendu les albums "Lundi dans la lune" et "Le bazar du bizarre" pour Longueur d'Ondes). François m'a téléphoné pour me parler de son travail avec MAM, du nouvel album qui sortait, de l'éventualité d'un article ou d'une chronique… La chronique de "Meddled times/Temps mêlés" est parue dans le numéro 54 (Avril/Juin 2010) de Longueur d'Ondes.
Je me devais de voir MAM en concert, car ces "Temps mêlés" sont aussi un spectacle (orchestré par Maurice l'Ampoule), avec des installations, des vidéos, une trame narrative…
Après une première partie catastrophique (généralement je suis bon public mais là, le duo "Rôle de dame", c'était franchement mauvais), place aux images poétiques, aux dialogues subtils entre le violon et l'accordéon (Viviane Arnoux, compagne de François), aux rythmes et boucles électroniques groovy (Fabulous Fab) agrémentés d'une "batterie humaine" en la personne de Norbert Lucarain (du groupe General Electriks).
Dernièrement, MAM était au Canada, à Ottawa. Le groupe continue son aventure en France cet été, et une tournée au Brésil est annoncée à l'automne dans le cadre d'un jumelage entre le festival "Le grand soufflet" et un festival d'accordéon brésilien. Les musiciens joueront "à nu", sans décor ni vidéo, ce qui mettra encore davantage en avant le jeu des instruments acoustiques.
Ma chronique de MAM :

dimanche 18 avril 2010

Longueur d'Ondes #54


Le numéro de printemps 2010 du magazine Sur la même Longueur d'Ondes sera bientôt disponible dans sa version papier.

En attendant, on peut aller consulter ce LO #54 tout neuf sur le Web, et même le télécharger !

http://www.longueurdondes.com

Je me suis surpassée cette fois-ci : j'ai écrit sept chroniques ! Que des trucs bien à écouter !

CHRONIQUES MAXIS :

Arnaud M. : "Demain, j'arrête..."

Dantès

CHRONIQUES BRUITAGE :

Eric Lareine et leurs enfants

MAM : "Meddled times / Temps mêlés"

Michèle Mühlemann : "Les pires espoirs"

Gaëlle Vignaux : "Cité Thorez"

Yas & the Lightmotiv

MAXIS

ARNAUD M.
"Demain, j'arrête…"
(Autoproduit)
En fait, ça commence juste pour cet artiste de 35 ans, et c'est plutôt bien parti ! Pour son premier CD, Arnaud M. propose quatre chansons attachantes et drôles, où il est question de bonnes résolutions, d'amour heureux ou déçu… Il s'accompagne à la guitare électro-acoustique et s'entoure de trois musiciens sur scène. Basé à Besançon, il est aussi auteur d'un livre pour la jeunesse. (LO #54, Avril/Mai/Juin 2010)

MAXIS
DANTES
"Dantès"
(Stricly Confidential France / Cirta)
Dans la lignée de ses aînés JP Nataf, Biolay ou Jeronimo, ce jeune trentenaire parisien s'affirme déjà comme un "grand" grâce à des chansons inspirées, entraînantes, maîtrisées. Le quart d'heure de son disque passe trop vite, si bien qu'aussitôt fini, on le rejoue sur la platine. Entre "Lalala" en intro et en outro, quatre titres pop magistraux, enchanteurs, indispensables. (LO #54, Avril/Mai/Juin 2010)

BRUITAGE
ERIC LAREINE ET LEURS ENFANTS
"Eric Lareine et leurs enfants"
(Les Productions du Vendredi)
L'artiste toulousain n'est pas né de la dernière pluie. Tour à tour charpentier, danseur, metteur en scène, compositeur et interprète…, il s'est entouré pour ce projet de trois musiciens détonants, issus de l'improvisation jazz. Frédéric Cavallin (batterie, percussions), Frédéric Gastard (saxophone basse, claviers) et Pascal Maupeu (guitares électriques) pourraient bien être ses enfants. C'est avec toute leur énergie, toute leur spontanéité, toute leur rage créatrice qu'ils libèrent les mots du poète, qu'ils incarnent ses personnages, humains, objets ou choses. On pense aux Américains de Morphine pour le jeu du sax ("Soupape"), à Tom Waits aussi ("Comme dans un rêve"), mais les compositions restent très personnelles, denses et intenses, loin des traditionnels couplet/refrain ("Mitoyen"). Avec la Campagnie des Musiques à Ouïr, Eric Lareine est en tournée sur le spectacle "Les étrangers familiers" (salut à Brassens). (LO #54, Avril/Mai/Juin 2010)

BRUITAGE
MAM
"Meddled times / Temps mêlés"
(Buda Musique / Socadisc)
Avec pour noyau dur François Michaud (violon, alto) et Viviane Arnoux (accordéon, voix), couple à la scène comme à la ville, MAM (Musique Acoustique Machines et vidéo) en est déjà à son sixième album. Il y eut MAM duo, MAM trio, MAM quartet, "Jazz in my musette", "Brassens passionnément"… Ce nouveau projet, résolument tourné vers les musiques électroniques et les technologies du XXIe siècle, a été réalisé avec Fabulous Fab (synthés, rythmiques, arrangements, voix) et Maurice l'Ampoule (décors, lumières, vidéo). Composé à Ercuis (petit village de l'Oise), enregistré à New York, l'album est enjoué, ludique, dansant. Les onze titres s'écoutent avec plaisir du début à la fin, qu'ils soient plutôt tango ("Electric secret", "Flammes"), jazz ("Penthème", "Suburbahn"), électro ("Loï", "Lesson #1") ou world ("Septembre", "Et l'tempo passa"). Ces "Temps mêlés" sont aussi un spectacle : le DVD en donne un aperçu très prometteur. (LO #54, Avril/Mai/Juin 2010)

BRUITAGE
MICHELE MUHLEMANN
"Les pires espoirs"
(Mosaic Music Distribution)
Née au Congo, cette chanteuse et comédienne (qui est aussi sage-femme) a vécu en Suisse avant de s'établir à Toulouse en 1997. Elle y joue dans des compagnies de théâtre et monte ses propres spectacles : "Amourdeuse", "Whisky-chocolat"… Sa dernière création en date (Michèle écrit et compose ses chansons) se nomme "Les pires espoirs" et fait l'objet d'un double CD-DVD, enregistré en public à la salle toulousaine Nougaro. Quatorze titres drôles, bien amenés, enlevés (plus un morceau caché, "Le tango de tous ceux qui chantent faux", à ne pas rater !) sont proposés dans le CD. Les thèmes abordés peuvent être graves (peur de la mort) ou plus légers : les nouvelles façons de vivre en couple, l'amour, toujours… Voilà l'oeuvre singulière d'une personne sympathique, fantaisiste, espiègle, qui aime profondément la vie. Arrivant à son spectacle à cheval, guitare en bandoulière, elle repart… juchée sur un poney (à voir dans le DVD). (LO #54, Avril/Mai/Juin 2010)

BRUITAGE
GAELLE VIGNAUX
"Cité Thorez"
(Autoproduit / Distribution DJP)
Cette Gaëlle-là n'a pas de lien de parenté avec son homonyme québécois Gilles Vigneault, mais comme lui elle écrit, compose et chante. Son enfance à elle s'est déroulée dans la banlieue sud de Paris, à Malakoff, dans une cité HLM grouillante de vie, peuplée de personnages hauts en couleur. C'est ce qu'elle nous raconte dans ce deuxième album (le premier, en 2005, se nommait "Gaëlle… avec 2 L"). Son humour est subtil, ses textes tendres, les situations finement observées, les portraits délicatement décrits. A chaque chanson sa chute, inattendue ("Cité Thorez", "Un chat… une tache"), gentiment moqueuse ("Les caddies", "Nos chaussures"), remplie d'amour ("S'il était une fois", "Tricot"). Ses "Souvenirs de cartable" sont un peu les nôtres, sa "Mémé" ne fait pas dans la dentelle, son fils est la source d'inspiration d'"Il y croit encore" et de "Range ta chambre". Sa voix claire est portée par une belle orchestration folk. (LO #54, Avril/Mai/Juin 2010)

BRUITAGE
YAS & THE LIGHTMOTIV
"Yas & the Lightmotiv"
(Holistique Records)
Leitmotiv est un mot allemand, qui signifie "motif conducteur" : thème qui se répète, le long d'une œuvre musicale. En anglais, "light" veut dire lumière (ou léger). Yas, poétesse nantaise venue s'établir à Montreuil, y a rencontré trois musiciens (Benjamin Thuau : platines, machines, claviers, Benoît Prisset : batterie, samples, JL Cayzac : contrebasse, guitare, Farfisa) qui ont su mettre en valeur son univers, éclairer ses mots, donner corps à son flow. Les influences sont hip hop, world, électro, rock, jazz… Loin de Diam's et de son égocentrisme, Yas explore avec humilité, sans agressivité, des thèmes forts, graves, chargés d'émotions, s'inspirant de sa propre histoire. Son slam décrit avec justesse la condition féminine actuelle, celle des générations précédentes : "Y'a celle", "La belle princesse", "Le sexe"… "Algérie" parle de ses origines kabyles, d'une culture lointaine qu'elle voudrait mieux connaître. (LO #54, Avril/Mai/Juin 2010)