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jeudi 23 juin 2016

La péniche Night & Day à Château-Thierry


Après avoir, avec Yas, passé l'après-midi à boire (modérément) un Bourgogne alligoté "Côtes de Nuits Saint Georges", nous avons fait du shopping (friperie du Relais). Je me suis trouvé "la" veste en cuir noir que j'avais essayée sans l'acheter la première fois où j'avais chiné dans la boutique. 

Yas m'y avait emmenée, en sortant de la visite d'une expo contemporaine et temporaire au Silo (centre d'art contemporain, anciens locaux industriels Belin). C'était juste en face.

Ce samedi 18 juin 2016, nous avons fait l'inverse et sommes restées bien plus longtemps à explorer les portants croulant sous les fringues pour dénicher le truc qui tilte, plutôt que d'aller au Silo. Nous avons tout de même parcouru la nouvelle expo, qui finira le  29 juin... C'était, pour moi, l'occasion ou jamais.

J'avais donc dans l'idée de retrouver "la" veste en cuir noir que je m'étais refusée la fois d'avant. Eh bien elle était encore là, elle m'attendait, je l'ai réessayée et je me suis tout de suite sentie bien dedans, elle m'allait parfaitement, une seconde peau (en chèvre) faite pour moi.


Bref, en début de soirée, avec Yas, nous nous rendîmes en marchant gaiement dans les rues de Château-Thierry jusqu'à la péniche Night & Day, amarrée quai de la Poste. 

Stéphane et Amandine sont les propriétaires, les marins, les gérants, les organisateurs de spectacle..., de ce beau et gros bateau culturel itinérant. Une grande terrasse en plein air panoramique puis, en descendant les marches, dans la coque, un comptoir de bar, une salle de spectacle de 5 mètres de large accueillante et cosy, pouvant accueillir 50 personnes. 

Nous avons échangé chaleureusement avec le jeune couple passionné (ainsi qu'avec Gilles) tout en savourant le rare soleil de la journée au moment de l'apéritif. 

Nous les avons écoutés avec admiration et ravissement nous confier quelques-unes de leurs expériences, leurs projets passés et à venir. Nous décrire leur art de vivre, nomade, au fil de l'eau, dans leur bateau, allant à la rencontre des autres, là où ils jettent l'ancre et nouent les amarres. 




Nous avons profité des paysages exceptionnels s'offrant sous nos yeux, vus à hauteur de la Marne, de ces instants de quiétude, de douceur, de joie de vivre, les bruits de la ville assourdis, la nature se manifestant tout autour de nous. 






Vingt heures, c'est le début du concert de SHANE, acoustic world en duo, minimal et répétitif. Bien assise, détendue, je bois une deuxième coupette ou Blida, dans le langage champenois. Nous en avions parlé au bar, à notre arrivée, lorsque je m'étais fait servir le premier... 

Nous nous étions mis d'accord sur l'origine, ancienne et lointaine, la ville algérienne du même nom, mais nous ne souvenions pas pour quelles raisons. J'ai trouvé, en un clic, cette définition très intéressante sur http://www.reims-champagne-actu.com :

A noter le verre à champagne dit "blida" porte le nom de la ville de Blida en Algérie, son utilisation première, est de servir de verre à thé ...... Les blidas étaient fabriqués dans les verreries mécaniques champenoises installées à Reims, les verres étaient ensuite expédiés à Blida en Algérie . Il semble que pour des raisons pratiques il fut adopté par les vignerons, moins grand que les coupes, moins fragile, et plus facile d'entretien.... 





Au bout d'un moment on commence à s'agiter,  c'est vraiment minimal et répétitif, ça demande à être travaillé pour que "ça" rende quelque chose d'un peu moins monotone. Il y a de l'idée, mais il faut approfondir.

Yas a envie de bouger, son amie de rando Isabelle lui a envoyé un texto au sujet d'une fête de la musique à Essômes-sur-Marne, à quelques kilomètres de Château-Thierry. Xavier fait des reprises de Gainsbourg avec Les Vieilles Canailles, il y a le collectif reggae Roots Connection et la Punkaravane...






L'on profite de la fin du premier set pour s'éclipser, non sans avoir chaudement salué Stéphane et Amandine, leur souhaitant bon courage et, pour moi, à l'année prochaine.

En route pour de nouvelles aventures ! Il faut récupérer ma voiture, stationnée devant chez Yas, Essômes est à une heure et demie de marche à pied selon Gilles, pas très emballant...

Là-bas c'est la fête au village, la grande fête populaire de la musique, toutes générations, tous milieux confondus. Les concerts se déroulent dans la salle polyvalente (à cause du temps pluvieux), il y a un bar où l'on sert le champagne à 2 euros le blida.

Je dis bonjour à Phil, l'organisateur et programmateur de la soirée, de l'association Castel Live. Il me dit qu'il adore faire des mini festivals comme celui-ci, dans les villages des environs de Château-Thierry... Oui, ça donne une âme à un village, de fêter ainsi la musique, de venir danser comme on dansait avant, lors d'une fête foraine, sur les orchestres de bal...

Yas retrouve avec joie son ancien éducateur de rue, le fameux Gomez, dont elle m'a souvent parlé. Il a beaucoup compté pour elle quand elle était adolescente. 

"Un été, il nous a emmenés faire le tour de la Bretagne sur des vélos pourris, cent bornes par jour, c'était la galère... Un jour j'ai balancé mon vélo et j'ai fait du stop, je voulais rentrer..." 

Maintenant, élu de sa commune au service culturel, c'est grâce à lui, à son appui et à son dévouement si ce rassemblement autour de la musique peut voir le jour (et la nuit), à Essômes-sur-Marne (Aisne), depuis 2008.


Au sujet de la péniche du Lapin Vert, lors de son escale quai Saint-Père à Lagny-sur-Marne, fin août 2015.

Au sujet du bateau L'Albatros, amarré quai Branly, lors de la croisière festive pour les cinquante ans d'Anne, entre chien et loup, Paris, Ville Lumière, 21 mai 2016.

mercredi 16 septembre 2015

Les fourmis de la Cigale (9)

Neuvième partie : 16 septembre 2015


Ceux qui sont là et ceux qui restent

Groupe musical Ciao César

Passé musical rémois

Salles de concert rémoises, actuelles et passées

Radios rémoises

Fanzines rémois

Billets de concert rémois et champardenais

Billets de concert sparnaciens

Festival du film antifasciste de Reims

Pôle Sud Musique, animation du réseau musiques actuelles amateurs, Reims

La Cartonnerie, Scène de Musiques Actuelles de Reims (51)

L’Orange Bleue, Scène de Musiques Actuelles de Vitry-le-François (51)

La Biscuiterie de Château-Thierry (02)

Le Caméléon, salle de spectacles, Conchy-les-Pots (60)

Festival des Musiques d’Ici et d’Ailleurs à Châlons-en-Champagne (51)

Festival Le Cabaret Vert à Charleville-Mézières (08)

Festival Bang Bang à Saint-Quentin (02)

Scène de Musiques Actuelles Le 25 de la Vallée à Chaville (92)

Scène de Musiques Actuelles Lo Bolegason à Castres (81)

Scène de Musiques Actuelles File 7 à Magny-le-Hongre (77)

La Cigale Musclée (1989/1996) : il est (encore) temps d’en parler sérieusement.

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dimanche 30 août 2015

Les fourmis de la Cigale (6)

Sixième partie : 4 août 2015

Mon côté cigale

Cela me trottait dans la tête depuis un moment déjà, d’écrire sur la Cigale Musclée d’Épernay, quartier Bernon, dans la Marne. Ce fut l’un des premiers cafés-musiques labellisés par le ministère de la Culture et de la Communication, un lieu exemplaire et précurseur, de ceux qui ont servi à la rédaction de la charte des cafés-musiques et à leur développement sur le territoire français, au début des années quatre-vingt-dix.

La structure (tout du moins sa partie musicale) a existé entre 1989 et 1996, sous la forme d’une association de loi 1901. Structure associative, donc, fondée sur le bénévolat : coopérative, participative, conviviale, familiale, fraternelle, festive, cosmopolite, formatrice, constructive, innovante…

Internet n’était pas encore envisageable même si les ordinateurs avaient déjà leur place dans les bureaux, on fonctionnait avec le fax ; il y avait tout de même la vidéo, utilisée judicieusement comme moyen d’expression et de communication par T.C.B. (Télé Centre Bernon) la télévision du quartier.

Lorsque j’ai commencé à réfléchir à l’éventualité d’écrire sur la Cigale Musclée, j’ai d’abord pensé à une fiction, ayant pour cadre la ZUP, le quartier Bernon et Épernay dans son ensemble, les villages voisins, les villes aux alentours, notamment Reims et l’Usine, salle de concert réputée de ce temps-là, Château-Thierry et son association Les Pyramides Bleues, Châlons-sur-Marne (qui ne se nommait pas encore Châlons-en-Champagne) avec sa radio libre, ses concerts en salle ou en plein air, les prémices du festival « Musiques d’Ici et d’Ailleurs »…

Les personnages seraient inspirés de toutes ces fourmis de la Cigale, de toutes ces personnes ayant participé, de près ou de loin, à la vie de l’association, aux différentes activités de la salle, de tous ces gens ayant contribué à la faire fonctionner, à lui donner ce rayonnement, cette envergure, de tous ces musiciens qui sont venus y jouer. Il faudrait des personnages principaux, des intrigues, du suspense, une disparition mystérieuse, une mort inexpliquée, une série de meurtres, envisager un mobile, sans doute une vengeance, des personnages secondaires.

L’histoire se passerait dans l’ambiance foutraque du début des 90’s où évolueraient les musiciens sparnaciens, leurs groupies, tous styles confondus, rock, punk, garage, rockabilly, metal, hardcore, blues, jazz, raï, reggae, world, rap, hip hop, DJ’S… Le milieu serait plus ou moins marginal, réunissant artistes de tous poils, habitants du quartier et des environs, faune des soirs de concert. L’esprit de fête tiendrait une place prioritaire. Le vignoble champenois aurait aussi son rôle à tenir car à Épernay, capitale du Champagne, les vignes sont partout, surplombant la vallée de la Marne.

La Cigale Musclée garde toujours une place dans mon esprit grâce à Myriam, que je continue à voir régulièrement, depuis plus de vingt ans ! Nous avons partagé nombre de bons moments associatifs, tant au niveau administratif (je fus, un temps, la présidente) que pour l’organisation des concerts : de l’accueil des musiciens en début d’après-midi (les courses du catering auraient été faites le matin) jusqu’à la fermeture de la salle, le ménage, le lessivage des sols, la fiesta jusqu’à l’aube. Et de précieux moments d’amitié, bien sûr. Nous évoquons toujours José Molina, le directeur salarié, arrivé en 1992 pour remplacer Bernard Guinard, l’initiateur du projet.

Télé Centre Bernon a réalisé un nombre impressionnant de reportages sur les concerts, les festivals, les événements organisés par la Cigale Musclée. Avant de quitter définitivement Épernay, j’avais demandé à ce qu’on me fasse une copie de ces reportages compilés sur des cassettes VHS. Il en avait fallu quatre pour consigner huit heures d’enregistrements, réalisés entre  1992 et 1995.

Progrès technologiques aidant (merci à mon frère Samuel), je suis en possession aujourd’hui de deux DVD (plus un troisième, l’intégrale du concert que Theo Hakola y a donné avec Bénédicte Villain le 28 janvier 1993, merci Éric F.B.) retraçant les heures de gloire passée de feu « La Cigale Musclée ».

Du moins côté cigale, car la musculation est toujours restée d’actualité au 4 allée Édouard Lalo. Il semblerait même qu’elle se soit agrandie, jusqu’à occuper désormais l’espace autrefois dédié à l’animation (bar sans alcool) et aux concerts (demande de licence exceptionnelle pour les alcools de catégorie 2).

Déménageant en Seine-et-Marne en juin 1994 pour des raisons professionnelles, j’ai continué à venir à Épernay pour assister aux concerts de la Cigale Musclée et pour donner un coup de main en tant que bénévole sur les festivals rock (notamment celui de juillet 1994 : Atomics Kids, Zebda, Road Runners, Nerve, Spermbirds et peut-être celui de mai 1995 : Painting Over Picasso, Les Wampas, Les Sheriff). Libérée des contraintes dues à mes responsabilités dans l’association (j’avais succédé à Mao en 1992 en tant que présidente, puis laissé ma place à Manu G. en 1994), j’en avais profité pour réaliser des photos.

One shot, à l’époque. Le résultat disponible seulement après le passage obligé chez le photographe. Quoique, j’avais fait aussi un reportage sur le troisième festival, en 1993 (Nihil, Senseless Things, Les Thugs, Treponem Pal). Trésors inestimables, vingt ans après.

Fin de l’aventure en 1996. Le 31 mars, nous faisions un repas d’adieu chez José et sa femme Régine ; José quittait les paysages champenois gris, brumeux, humides et froids l’hiver, pour retourner sous des cieux plus cléments dans le Tarn, du côté d’Albi.

Là aussi, là surtout, j’avais fait un tas de photos. Je ne regrette pas aujourd’hui de les avoir toutes gardées, car depuis la vie est passée sous les ponts et en a laissé certains sur ses berges : Paulo et Rachid ne sont plus de ce monde.

Ce jour-là, il y avait Toutoune, le bluesman légendaire, Brigitte, sa compagne dévouée, membre du bureau de l’association et bénévole très active, et leur jeune fils. Jano, le chanteur guitariste de Nihil et Térésa, sa compagne, ses enfants à elle. Paulo, le batteur de Nihil, animateur musical salarié de l’association et sa compagne Dédel, avec laquelle j’ai souvent fait les quatre cent coups.

Il y avait Gérald, musicien, bénévole au bar ou à la régie son et lumières, membre actif au bureau. Fafa, animateur radio, journaliste musical, objecteur de conscience à la Cigale Musclée. Myriam, secrétaire salariée de l’association, assistante de José, en formation BEATEP, chanteuse, danseuse, belle petite rousse rieuse, impliquée au plus haut degré, destinée à une carrière brillante dans les métiers du spectacle.

Il y avait Elsa, bénévole dès 1989, s’engageant progressivement vers des responsabilités plus importantes, passant ses journées au bureau de l’association, ses soirées dans la salle d’animation, ses samedis à l’organisation des concerts, ses dimanches dans la salle de répétition avec le groupe Cosmo Zikmo, certains jours à Paris en formation « gestionnaire de café-musiques »…, pendant sa période de chômage (si l’on peut dire).

Il n’y avait pas Étienne, ex bassiste de Nihil, technicien son salarié de la Cigale Musclée ni sa compagne Asùn, qui fut ma colocataire du temps de nos études à Reims. Ni Rachid, technicien lumières salarié de l’association, ancien bénévole des tous débuts ni Mao, ni Dom, ni Manu L., pareillement impliqués dès le lancement de la « Structures Jeunes » en 1989.

On avait bien rigolé. Beaucoup bu de Champagne. C’était la fin d’une époque, mais the show must go on. Chacun continuerait son chemin, la plupart dans le domaine de la musique, les couples feraient des enfants, d’autres retrouveraient des voies plus conventionnelles, car il faut bien gagner sa vie, quitter le côté cigale pour aller vers celui plus rassurant de la fourmi, assurer ses arrières, cesser de chanter, déchanter, jusqu’au désenchantement…

C’est ce qu’il m’est arrivé. D’actrice passionnée dans l’organisation de concerts, je suis devenue exclusivement consommatrice, allant volontiers dans les salles parisiennes, puisque n’habitant dorénavant pas loin.

Il y a eu la Grange du Château, ma fréquentation de plus en plus assidue de cette salle de concert « à la dure », sans vrai bar ni frigo, une scène et des équipements démontables, des bénévoles plus actifs que jamais. Pourtant, l’envie ne m’est jamais venue de rejoindre l’équipe, de « remettre les mains dans le cambouis ». On s’embourgeoise, on s’assagit, on s’assoupit… Éric G. l’a fait, lui.

Le « café-musiques du Val d’Europe », organisant ses concerts à la Grange du Château de Chessy, a été fondé fin 1996. En 2002, après de longs travaux, il se transformait en File 7, SMAC ou Scène de Musiques Actuelles, petite sœur du café-musiques… J’y vais régulièrement. Il y a certes, heureusement, toujours des bénévoles, mais l’équipe qui fait tourner le lieu est salariée, formée, diplômée, motivée, et c’est tant mieux.

Le programme « café-musiques » décidé en séminaire interministériel du 7 décembre 1990, représentant l’un des enjeux de la Politique de la Ville, a bien porté ses fruits. File 7, à Magny-le-Hongre (ville rattachée au SAN, Syndicat d’Agglomération Nouvelle du Val d’Europe), demeure un endroit convivial, ouvert à tous, mettant à disposition des musiciens des studios de répétition et d’enregistrement, également sa scène, sa régie son et lumières dans le cadre d’artistes accompagnés ou de résidences. Il y a une grande salle de concert (capacité 600 spectateurs debout) et une plus petite, côté café, où ont lieu des prestations en libre accès.

Les plus jeunes ont aussi leur programmation musicale, il y a des interventions auprès des écoliers, collégiens, lycéens, des projets de sensibilisation dans différents milieux (scolaire, périscolaire, rural, handicap, hospitalier, carcéral…), des projets avec les écoles de musique, des actions culturelles de proximité, des sourires à l’entrée…

Ce qui paraissait utopique il y a vingt-cinq ans prend racine dans la réalité du XXIe siècle. On n’a pas œuvré pour rien. D’autres s’y sont mis, aussi. Certains y sont toujours.


La Cigale Musclée (1989/1996) : il est temps d’en parler sérieusement.

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Cigale Musclée (51) Café-Musiques


samedi 29 août 2015

Les fourmis de la Cigale (5)

Cinquième partie : 3 août 2015


110 photographies argentiques (1990-1995)

Archives de mes albums et de mes pochettes soigneusement conservées et datées. Toutes ces photos sont de moi, exceptées celles du concert de Skarface le 26 juin 1993 (envoyées à l’époque par Sandrine, l’amie du guitariste) et celles où je me trouve (je n’avais pas encore l’idée d’autoportraits).

La Cigale Musclée (1989/1996) : il est temps d’en parler sérieusement.

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Cigale Musclée (51) Café-Musiques

Concert de Nihil, plein air, mai 1990


Salle d'animation, avril 1993







Concert Original Combo, avril 1993




Concert Skarface et Skaferlatine, juin 1993





3e Festival Rock, Palais des Fêtes, juillet 1993











Concert Madhouse et Blackened, octobre 1993











Soirée BTS, mai 1994








Concert Waltari et Blackened, mai 1994

















Groupe Fitt Band Experience, mai 1994

4e Festival Rock, Palais des Fêtes, juillet 1994



























Concert Lofofora et Condense, mai 1995






5e Festival Rock, Comep, mai 1995



Festival Brasier, Comep, mai 1995


Salle d'animation, septembre 1995