jeudi 18 novembre 2010
mercredi 15 septembre 2010
Zebrock à la Fête de l'Huma

Il y a aussi le concours du Grand Zebrock : chaque année, dix groupes sélectionnés bénéficient d'une formation artistique complète. Trois de ces dix groupes sont retenus pour une finale sur scène. L'un d'entre eux reçoit le prix Zebrock/Sacem (aide financière de 1000 euros). Le quatuor francilien Mamienco est l'heureux lauréat 2010, après un concert remarqué en juin dernier à la Maroquinerie. Les deux autres finalistes sont le tout jeune groupe Ell, et le plus aguerri Aschehoug.
Ces trois formations musicales avaient donc toute leur place sur la scène Zebrock de la Fête de l'Humanité, elles y ont donné le meilleur d'elles-mêmes. Le public a aimé la grâce de Ell, la fougue de Mamienco, la poésie mordante d'Aschehoug (prononcez Askehoug).
Signalons que la période d'inscription est close pour le Grand Zebrock 2011, nous attendons avec impatience de découvrir les nouveaux promus !
Le vendredi, le groupe rock rennais The Popopopop's a ouvert le bal, suivi par la chanteuse Cécile Hercule puis la pétillante Agnès Bihl avec ses invités (Alexis HK, Anne Sylvestre…).
Samedi, vaste programme ! C'est Ell et sa pop éthérée, Mamienco et son rock sans guitare, les allumés Push Up ! et leur groove vocal hallucinant, le charismatique D' de Kabal, son rap slam enflammé… Juan Rozoff a inauguré la nuit avec son funk-électro déjanté, ça s'est poursuivi dans l'allégresse avec le légendaire DJ Dee Nasty, parrain du hip hop.
On commence tôt le dimanche (14 h) mais on ne regrette pas le déplacement, le duo israélo-palestinien Boogie Balagan met le feu aux guitares électriques sur de belles mélodies orientales. Puis c'est au tour d'Aschehoug, dandy moustachu à la voix étonnamment grave, en trio, de nous chanter des textes prenants, puissants, qui ne laissent pas indifférent. Le dimanche, on finit tôt aussi, la scène Zebrock se clôt avec Volo, les deux frères Volovitch, leurs chansons intimistes, minimalistes.
Mais n'y avait-il pas Jacques Dutronc, à ce moment-là, sur la grande scène, pour un show rock racé et généreux ?
mardi 27 juillet 2010
Talkmina au cafégem


Dernièrement, les deux complices ont répété avec acharnement pour préparer leur concert au cafégem de Reims (51), situé au 12 rue Passe-Demoiselles. C'est une association de loi 1901, GEM signifiant Groupe d'Entraide Mutuelle, "consacré à la lutte contre les conséquences directes de la souffrance psychique : isolement et exclusion sociale. Son projet a pris la forme d'un café associatif, lieu convivial et de rencontres, générateur d'événements artistiques."
cafegemadm@orange.fr

Ce samedi 10 juillet 2010, nous arrivons aux alentours de 17 heures, il y a du monde à l'extérieur, Yasmina et Olivier sont là, nous sommes accueillis de façon sympathique et chaleureuse. Avant le concert de Talkmina, nous assistons au vernissage d'une exposition de peintures réalisées lors d'ateliers encadrés par des artistes plasticiens et les animateurs du cafégem : Laurence Bastin et Bernard Weber (le frère de Jacques) sont présents en cette fin d'après-midi.

On discute, on déguste des soupes froides, on attend la famille de Yasmina, perdue dans Reims en voiture à cause des travaux pour le tramway… Les voilà enfin, sa maman, l'un de ses frères, l'une de ses sœurs, sa nièce et son petit ami… Le concert commence, tout le monde est concentré, attentif, à l'écoute de Talkmina.

Le set débute par "Yas la coriace", un vibrant autoportrait, suivi de "In my veins" une balade folk, avec chœurs et harmonica. "Androgyne", ancien morceau réarrangé par Olivier à la guitare, est suivi de "Mister" et de "Like a rainbow". "À résidence", très gainsbourgien, est également une ancienne composition. "Bancale" (bancale, bancale, agitée du bocal, en décal'total, c'est vrai j'suis pas banale) rencontre un franc succès, il sera repris lors du rappel.

"Biffin" (j'suis vendeur à la sauvette, j'suis un biffin qui a faim, je vends tout, même des casquettes, moi je n'tends jamais la main) prend aux tripes, "Fleur de peau", "Soleil noir" et "Darling" sont des nouveaux titres. Olivier crée de belles harmonies, sa voix se mêle bien à celle de Yasmina, ils forment un duo vocal assorti.

Actuellement, Yasmina et Olivier font des sessions de répète avec un batteur et un bassiste motivés, pour préparer de futurs concerts. C'est en effet dans cette voie que les musiciens souhaitent s'engager : le spectacle vivant, le contact avec le public. Ils commencent à repérer et à lister des salles, des bars… dans l'Aisne, la Marne, en Île de France, sur Paris… Si vous avez des idées, des dates à leur proposer, n'hésitez pas ! On en reparle à l'automne !




Yasmina et Olivier ont commencé à faire de la musique ensemble en 2006, à l'époque ils s'appelaient Kalimbazar. Les textes de Yasmina étaient parlés, plus que chantés et Olivier créait des ambiances intimistes, feutrées, traversées de sonorités africaines. Il y eut ce fabuleux concert au café de la Fausse Marne, en janvier 2007, à Château-Thierry (02). J'avais fait un reportage pour mon blog, accessible par ce lien :

lundi 12 juillet 2010
Quatre sorties musicales 1/4 Siméo + Féloche
Siméo et Féloche à File 7 le 22 mai, Wire à la Maroquinerie le 24, MAM (Musique Acoustique Machines) au studio de l'Ermitage le 7 juin, Prohom et Pigalle aux Trois Baudets le 24… À chaque fois une bonne raison de sortir, l'occasion de voir jouer les musiciens devant un public, avoir du plaisir à les écouter, chacun dans son registre. Comptes rendus des concerts et photos perso…
Première sortie :
File 7, samedi 22 mai 2010 (Siméo + Féloche)
J'ai découvert Siméo grâce à Longueur d'Ondes, le jeune lyonnais fut le premier artiste qu'il m'ait été donné d'interviewer en vue d'un article dans le magazine. C'était fin août 2006, pour la sortie de son deuxième album : "Envie". Le premier, "Les idées bleues", est de 2004. J'ai suivi sa carrière, je l'ai vu en concert, j'ai donc été toute désignée pour l'interviewer une seconde fois, en juillet 2009. "Sous un ciel trois étoiles", enregistré à Paris, au studio Garage, était dans les bacs en novembre.
J'arrive en avance à Magny-le-Hongre, ce qui me permet de discuter dehors avec Siméo et l'ingénieur du son qui l'accompagne depuis ses débuts, Stéphane Billot. Ils ne sont plus que deux sur la tournée, Siméo parle d'arrêter la musique, il a quitté son appartement parisien pour retourner vivre à Lyon, ça ne marche pas comme il l'aurait souhaité… L'enthousiasme n'est pas au rendez-vous, le public tarde à arriver, je pensais que Féloche et sa vie cajun allaient attirer les foules, mais non.
Siméo est seul en scène comme à son habitude, avec ses instruments et ses machines à sampler, ce qui provoque l'étonnement du public, des familles pour la plupart, avec des enfants, des ados… C'est un bon concert, Siméo n'a rien à perdre, il est "nature", il nous joue les chansons de son dernier album ("Je mens", "Cherche", "Mademoiselle", "Les timides", "Petite conne", "Lasse"…) mais aussi du précédent ("Tout en douceur", "Dans l'espace"…). Il nous surprend en reprenant "Redemption Song" de Bob Marley.
http://www.myspace.com/simeosimeo
Mes articles sur Siméo :
http://elsasong.hautetfort.com/archive/2006/10/09/simeo-au-sentier-des-halles-28-septembre-2006.html
http://elsasong.hautetfort.com/archive/2009/10/07/alex-et-simeo.html

Féloche et le son du bayou urbain, c'est mon frère Sam qui m'en avait parlé, alors quoi de mieux que de le découvrir sur scène ? Ils sont trois, Féloche et sa mandoline, Léa Bulle à l'accordéon, la trompette et les samples, Christophe Malherbe à la contrebasse. C'est vivant, joyeux, burlesque, coloré, ça bouge dans tous les sens ! L'album "La vie cajun" avec le titre phare "Darwin avait raison" est sorti en janvier 2010. On ne peut rater Féloche en concert cet été et à l'automne, il est de tous les festivals !
Quatre sorties musicales 2/4 Wire
Siméo et Féloche à File 7 le 22 mai, Wire à la Maroquinerie le 24, MAM (Musique Acoustique Machines) au studio de l'Ermitage le 7 juin, Prohom et Pigalle aux Trois Baudets le 24… À chaque fois une bonne raison de sortir, l'occasion de voir jouer les musiciens devant un public, avoir du plaisir à les écouter, chacun dans son registre.
Comptes rendus des concerts et photos perso…
Deuxième sortie :
Maroquinerie, lundi 24 mai 2010 (Wire)
Le légendaire groupe punk rock britannique Wire (fondé en 1976) avec son leader Colin Newman était en concert au 23 rue Boyer, sur une tournée française de six dates : Lille, Rouen, Brest, Paris, Lyon, Bordeaux. Démarrée à Londres le 24 février, la tournée de Wire s'est poursuivie au mois de mars en Italie, en Allemagne et en Autriche. Après la France, ils ont rejoint l'Espagne pour le Primavera Sound festival de Barcelone le 28 mai.
Mon ami JFred ne voulait les rater pour rien au monde, c'est un fervent admirateur ! Nous étions venus écouter ici même, il y a quelque temps, le groupe Githead, formé par Colin Newman et son épouse, Malka Spigel (bassiste, excusez du peu, de Minimal Compact).
Nous les voyons en bonne forme, bien remontés, défendant bec et ongles "Object 47", dernier album en date. C'est carré, puissant, énergique. Le noyau dur (Colin Newman : chant/guitare, Graham Lewis : basse, Robert Grey alias Gotobed : batterie) est accompagné d'une jeune recrue à la guitare. Les fans trouveront ci-dessous une copie de la setlist. Dans le public, je n'ai pas vu Charles de Goal, qui revendique depuis toujours, dans sa musique, les influences de Wire. Donnait-il lui-même un concert ce soir-là ?
La première partie, APSE, ne me laisse pas un souvenir impérissable, si ce n'est une effusion de sons aigus, distordus, de lumières aveuglantes et de fumigènes. "Beaucoup de bruit pour rien."
http://fr.wikipedia.org/wiki/Wire_(groupe)
Mon article sur Githead :
http://elsasong.hautetfort.com/archive/2007/06/23/githead-a-la-maroquinerie.html







































