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vendredi 17 décembre 2010

Longueur d'Ondes #57


Allez hop ! Après le #56 avec le jeune (qui n'en veut) Florent Marchet dans l'air du temps (80's branchouille), un petit coup de vieux pour le #57 : le quadra breton Yann Tiersen, à l'occasion de la sortie de "Dust Lane". Au moins, on ne pourra jamais lui reprocher d'avoir choisi la facilité suite au succès d'Amélie Poulain et de Good Bye Lenin. C'est un "vrai" musicien, il honore des commandes, il multiplie les expériences, s'aventurant sur différents terrains sonores, il ne se contente pas de recomposer toujours les mêmes ritournelles. De ritournelles, il n'y en a point dans "Dust Lane", c'est plutôt âpre, rugueux, incisif, bruitiste, planant, atmosphérique…
Bref, pas mal d'articles à lire dans ce numéro 57 de Sur la même Longueur d'Ondes, des interviews d'artistes inconnus en veux-tu en voilà, des chroniques d'albums pour la plupart confidentiels, mais cependant souvent dignes d'intérêt. Je m'en suis encore collé cinq, de chroniques. Mais en cette fin d'année, j'ai des doutes, je me demande si ça vaut bien le coup de passer tout ce temps à écouter des groupes plus ou moins talentueux, à écrire quelque chose d'enthousiasme et de convaincant, même si on n'y croit qu'à moitié…
Et puis il y a des déceptions, on aime un artiste, on veut le défendre, mettre en valeur sa musique, sa démarche, on veut l'écrire dans le journal et la rédaction dit non, nous on n'aime pas, c'est vraiment pas terrible… On a du mal à comprendre, il y a tant et tant d'artistes de niveau très moyen dont on fait les louanges, on se dit qu'il doit y avoir un style d'artiste "Longueur d'Ondes" et que certains, d'emblée, sont évincés. On se dit que ce n'est pas grave, qu'après tout, le journalisme est une activité "annexe", il ne faut pas s'en rendre malade, on sera sans doute un peu moins motivé pour faire d'autres propositions d'articles, pour s'engager sur des chroniques qui seront lues en diagonale, alors que rien ne vous inspire. Il sera peut-être temps de passer à autre chose.
Liens vers le magazine Sur la même Longueur d'Ondes :
Facebook et Twitter, bien sûr, comme tout à chacun, dans cette surenchère numérique…
LONGUEUR D'ONDES #57 (décembre 2010, janvier 2011)
CHRONIQUES
BRUITAGE
AURELIA
"The Hour of the Wolf"
(Homerecords.be)
Voici le troisième album de ce trio belge orchestré par Aurélie Dorzée (violon, alto, chant) et Tom Theuns (guitare, banjo, harmonium, harmonica, voix), tous deux compositeurs, et par Stephan Pougin à la batterie et aux percussions. Ces musiciens émérites, troubadours des temps modernes, manient avec fantaisie et brio le mélange des genres, allant puiser l'inspiration dans le folk, le jazz, la musique classique ou contemporaine, le chant vocal… Chacun des douze titres offre une ambiance particulière, teintée ici de vocalises, là de guitares blues, ici ou là de violons enjoués et virevoltants… Laure Delcampe, soprano, est invitée pour une reprise détonante de l'Ave Maria de Schubert, avec violon, batterie et guitare électrique. Menée de main de maître, cette "heure du loup" vous fera vivre une expérience singulière. Et si la péniche Aurélia Féria passe un jour par chez vous, montez à bord, il y aura du spectacle !
BRUITAGE
LE SINGE BLANC
"Babylon"
(Whosbrain records/Bar la muerte)
Les trois larrons, originaires de Metz, ont une façon bien spéciale de concevoir la musique, avec deux basses, une batterie, des onomatopées, des mots inventés, des cris. Pour preuve quelques titres délirants de leur cinquième album : "Bombadilhom", "Ouzfat", "Sboub", "Miozopor", "Sblaf"… Le Singe Blanc (LSB, pour les intimes), entité mutante de dix ans d'âge, composée de Lars, Stephen et Boris (mais sont-ce là vraiment leurs vrais prénoms ?) œuvre quelque part entre musique tribale, hardcore, punk, funk, zouk, métal et autres sons hétéroclites. Au menu de ce "Babylon" : des rythmes qui s'emballent ou qui freinent des quatre fers, des séquences instrumentales sauvagement répétitives, des bruits de bouche divers et variés, des chants libres de toute contrainte. Nous pensons à ces groupes des années quatre-vingt : Lucrate Milk pour le côté débridé, Ptôse pour l'étrangeté, Les Gnomes pour la langue imaginaire.
BRUITAGE
ZEN ZILA
"Zen Zila"
(Acte Public/L'Autre Distribution)
Ce cinquième album est à marquer d'une pierre blanche dans la discographie du groupe lyonnais. En 2010, Zen Zila s'affranchit de son contrat avec sa major, rejoint un label indépendant, travaille avec Yves Benitah à la production et Simon Widdowson (multi instrumentiste anglo-saxon) à la réalisation. Le résultat, c'est onze titres bouillonnants, électriques, au plus près des racines du blues, du rock, du rythm'n'blues. Les textes font mouche, posent des questions humaines, essentielles, universelles. Le nouveau Zen Zila a un son ample, généreux, au groove imparable, qui prend aux tripes. Il y a le chant déterminé de Wahid Chaib, les guitares complices de Laurent Benitah, la section rythmique soudée et aguerrie de Pierre Granjean (basse) et Martial Macauley (batterie). Simon Widdowson, entre autres à l'harmonica, apporte son jeu flamboyant, incandescent. Tout fait de cet album, tourné vers l'avenir, une réussite.
MAXIS
MANUCHKA
"Cure de prunes"
(Autoproduit)
Le Havrais Emmanuel Emo est seul à bord sur ce cinq titres, d'emblée une atmosphère particulière s'en dégage. Les chansons pop, au tempo lent ou plus soutenu, sont portées par une voix originale, accompagnée de belles mélodies à la guitare. L'esprit est rock, avec basse et batterie, noisy, new wave. Le premier EP "Mauvais vin" est sorti en janvier 2010. À quand le LP ?
EN BREF
MR BLACKSTONE
"Fairy Shape"
(Autoproduit)
Influencé par la musique américaine, ce jeune auteur compositeur et interprète, bien inspiré, livre treize chansons en anglais, aux accents folk, rock et blues. Avec ses guitares acoustiques, électriques ou slide, son harmonica, sa voix sensible, Mr Blackstone déploie un univers raffiné, de texture douce ou plus rugueuse. Nous croisons Bob Dylan, Ben Harper, Nirvana.

lundi 8 novembre 2010

LO #56, Transistor 31

Ben l'air de rien, ça en représente, du boulot, tout ça ! N'avais-je donc rien d'autre à faire, au cours de mes vacances d'été, que d'écouter (encore) de nouveaux disques, d'aller sur Internet me renseigner sur les artistes, de préparer une interview, de rédiger l'article, d'écrire des chroniques ?
Pour le numéro 56 de Sur la même Longueur d'Ondes (septembre/novembre 2010), j'en ai écrit cinq, dont celle de Jean Jean, groupe rock instrumental de Seine-et-Marne qui mérite d'être écouté et vu sur scène. Trois chroniques seulement (F.hiro, Jean Jean, Debroize) sont parues dans le magazine, les deux autres (Monsieur Tristan, Lords of Frequency) se trouvant "reléguées" sur le Net. Enfin elles y sont, faciles à trouver par Google, tant mieux.
Au Transistor, il a été finalement décidé que Folkom ferait la couv du numéro 31 (octobre/décembre2010), à l'occasion de la sortie de leur album en octobre (finalement reportée début 2011). En juillet, je m'étais portée volontaire pour réaliser l'interview. Elle s'est faite fin août par mail. Nicolas et Renan, très motivés, ont répondu avec entrain à toutes mes questions. Mais après, il faut réduire ! C'est vite fait, 5000 caractères ! Il y a eu aussi cette histoire de chronique : de l'album onze titres, je n'ai pu en écouter que cinq, le duo était en plein enregistrement, tout n'était pas prêt… Pas évident de parler d'un disque, quand on n'a même pas la moitié des chansons !
Mes autres chroniques sont de belles découvertes : No Tears et son rock 80's, l'électro déjantée de Volumatik
C'est déjà le moment de s'y remettre. La réunion de LO pour le #57 (parution en décembre 2010) a eu lieu le 22 octobre, je suis repartie avec cinq CD à chroniquer : Aurelia, Manuchka, Mr Blackstone, Le Singe Blanc, Zen Zila. Je dois aussi rédiger un compte rendu (1000 caractères) du festival Zebrock à la fête de l'Humanité, où je suis allée en reportage, texte + photos.
Le comité de rédaction du Transistor s'est réuni le 2 novembre pour mettre en place le contenu du 32, qui sera fabriqué pour janvier. En vrac, quelques noms de groupes du 77 qui seront prochainement chroniqués : Sons of Frida, Laplaine, What Not, Sun Gino, Asso de MC's, Underflesh, Sweyd, La Mathilde, Le Fil de l'Eau, Oxyd, Sébastien Llado…
Mais il y a aussi, et surtout, le troisième album d'Elista, "L'amour, la guerre et l'imbécile", dont la sortie est prévue début 2011, sur le label indépendant Wagram. Cela faisait un long moment qu'on l'attendait !
Il me semble bien qu'Elista va faire la couv du Transistor 32 et que je suis toute désignée pour réaliser l'interview du groupe et la chronique du douze titres à venir.
Voici mes impressions à chaud :
Le son est plus doux, plus acoustique que sur les deux albums précédents, les thèmes des chansons apparaissent moins sombres (en général), plus optimistes, même si des questions sont posées, qu'il y a souvent le doute. C'est faussement apaisé, finalement. J'aime beaucoup les choeurs, très travaillés, ce côté enjoué, insouciant, ces guitares folk, rythmées. "La ballade criminelle" et "Le royaume des cieux" sortent du lot, sur des thèmes moins faciles ; faire sonner pop, aérienne et poétique une chanson qui donne la parole à un assassin de joggeuses, il fallait le faire !

LONGUEUR D'ONDES #56 (Septembre/Décembre 2010)
CHRONIQUES
MAXIS

F.HIRO
(Autoproduit)
Sur la pochette, les petits carrés aux nuages colorés, jouant sur les nuances, les dégradés, en disent déjà beaucoup sur la musique du trio rennais. C'est simple, léger, délicat, enfantin, épuré. Nous tombons sous le charme de ces quatre compositions électro-pop admirablement maîtrisées, aux synthés facétieux, sautillants à souhait, aux voix candides, acidulées, mélodieuses.
MAXIS

JEAN JEAN
(Autoproduit)
On accroche dès "Fresher" et ses changements de rythmes, on est séduit par l'âpreté de "Bayonnette", la fougue d'"Iowa", la grâce d'"Elli Lilly", la montée en puissance de "With mountains as witness". Chaque titre, instrumental, s'écoute comme une histoire et nous tient en haleine, du début à la fin. Le trio seine-et-marnais livre un rock expérimental frais et original.
BRUITAGE

DEBROIZE
"Le vertige et la voltige"
(ZF Prod)
Après une belle et lente introduction à l'accordéon, nous voilà mis en condition pour écouter neuf chansons poétiques, intimistes, explorant avec justesse la problématique des choix que l'on fait dans la vie, en amour, des risques que l'on prend à choisir, à ne pas choisir. Le premier titre, qui donne son nom à l'album, illustre particulièrement bien ce thème, joue sur les mots, oscille entre équilibre et déséquilibre, hésite entre décision et indécision, valse sur cette angoisse qui nous étreint, car face à tous ces chemins possibles, on ne pourra en prendre qu'un… C'est le deuxième album du rennais Jean-Philippe Debroize ("Variétés" est sorti en 2003). Après sa collaboration avec le groupe électro-rock StrupX, le chanteur et musicien s'est entouré ici de Nicolas Méheust (Percubaba), Pierre Payan (La Tordue) et Fabrice Bayard (ingé-son). Son projet est tout à la fois accessible et ambitieux, personnel et universel.
BRUITAGE

LORDS OF FREQUENCY
"Welcome"
(MVS Records / Anticraft)
Dès le début de "Friday in hackney" et ses boucles orientalisantes, son flow nerveux, ses rythmiques affolantes, ses basses percutantes, on reconnaît les influences. À juste titre : Lord Kimo est l'un des ex-chanteurs du groupe britannique militant Asian Dub Foundation et Lionel Philippe, son complice, mixe l'électro et les musiques du monde sous le nom de Zencool. Ces deux "Seigneurs de la fréquence" se connaissent depuis 2006 (il y a eu d'autres collaborations entre ADF et Zencool), créent le groupe en 2008 et réalisent ce premier album cette année, entre Londres et Lorient. Les dix titres de "Welcome" (dont le live "Asian Dreams") donnent une irrépressible envie de danser, explorent les possibilités infinies offertes par la fusion des sons, s'enchaînent sans jamais se répéter, électro, hip hop, ragga, drum and bass… Le duo s'enrichit d'un troisième larron, le rappeur Mc Det, sur "Get ready now" et "Sunday".
BRUITAGE

MONSIEUR TRISTAN
"Monsieur Tristan"
(Autoproduit)
Cet hurluberlu toulousain, chevelu et barbu, flemmard et couche-tard, fan de foot (à la télé) et de jeux vidéos, vous invite chez lui, dans son appart foutraque. Il vous raconte sa vie, son quotidien, ses travers, ses faiblesses, avec une bonne dose d'humour et de drôlerie. Les onze chansons "hip hop artisanales" de ce premier album sont riches en rimes, en rythmes, en jeux de mots, en fonds sonores délirants. Les thèmes, bien trouvés, bien ficelés, mettent en lumière le côté marginal, décalé, loufoque, du personnage. Monsieur Tristan a souvent du mal à se réveiller, à émerger, à bouger de chez lui : "Pas la peine", "La panne du réveil", "Le syndrome du poisson volant". Il cherche l'inspiration : "Ma muse", "J'te raconte pas". Dans "Juste pour le flow", il tourne en dérision les codes du (mauvais) rap, clin d'œil au fameux "Auteuil Neuilly Passy" des Inconnus (repris sur scène avec In Delirium).
TRANSISTOR #31

(Octobre/Novembre/Décembre 2010)
INTERVIEW FOLKOM
Les deux garçons, experts de la "six cordes", auteurs, compositeurs et interprètes, réalisent, à l'issue de leur tournée estivale landaise, leur troisième album autoproduit. Onze nouveaux titres sont au menu de "Perdus dans la nature" : autant d'appels à la rêverie, à la flânerie, à la bonne humeur.
-Depuis quand existe Folkom, comment vous êtes-vous rencontrés ?
Nicolas : Renan et moi nous sommes rencontrés au lycée Couperin de Fontainebleau où nous étions ensemble en classe de russe ! Nous sachant tous deux guitaristes, c'est d’abord l’envie de faire un "bœuf" qui nous a réunis, en 1998. J’ai été bluffé par nos affinités musicales, les similitudes de nos influences : la folk de Neil Young, la pop des Beatles, la soul d’Otis Redding, le rock de Led Zeppelin… L’alchimie opérant, le but était de nous constituer un répertoire pour nous produire dans le pub du coin.
Renan : Beaucoup de gens disent que nous sommes un "vieux couple". J'aime les rencontres pas banales comme dans cette classe de russe, on aurait dit qu'une force supérieure avait tiré les fils pour nous faire rencontrer.
-Pour l'enregistrement de "Perdus dans la nature", vous faites appel à des musiciens chevronnés, dont Pierre Chérèze, aux arrangements et à la réalisation. Comment ce projet s'est-il mis en place ?
N : Pierre Chérèze (ex-guitariste d'Higelin, Renaud…) est peut-être notre plus belle rencontre musicale. En 2004, lauréats du concours "les Tremplins de la Musique", nous avons bénéficié d'une formation au Studio des Variétés à Paris. Nous avons alors travaillé avec Pierre sur les arrangements de guitare de notre 1er album. Son expérience nous a beaucoup apporté et sa grandeur d'âme nous a vraiment touchés. Nous sommes devenus amis. Cela sonnait comme une évidence que Pierre réalise le 3e. Grâce à lui, nous nous entourons de Laurent Vernerey à la basse et Denis Bennarosh à la batterie, qui portent ainsi notre univers folk avec des arrangements fins et subtils.
R : C'est très important pour nous d'avoir la confiance de tous ces talents, cela rassure, ça nous a permis de gagner aussi beaucoup de temps.
-Vos chansons parlent d'amour, des sentiments amoureux, mais aussi et surtout de l'amour de la vie, de ces petits moments magiques qui la rendent palpitante. Êtes-vous fondamentalement optimistes ?
N : C'est vrai que les textes de Folkom révèlent plus d'optimisme que de côtés sombres. Il se trouve que lorsque nous composons, c'est un peu le prolongement d'un état d'âme, il se veut plutôt optimiste ! Alors tant mieux. Je crois que tout va bien docteur.
R : Je me souviens d'une discussion avec une ancienne journaliste, nous parlions de Camus qui lui-même venait de la presse. Je lui disais, avec toute ma candeur, que je trouvais l'homme pessimiste, elle de répondre : "Si l'on réfléchit bien, dans ce monde il n'y pas de quoi être optimiste !" On décide d'être heureux, cela demande des efforts, de la gestion, je vois les réjouissances dans le quotidien, je trouve que c'est la bonne échelle.
-Vos thèmes d'inspiration sont renouvelés, le ton est moins insouciant, plus réfléchi. C'est finement décrit, il faut souvent "lire entre les lignes"… Avez-vous le sentiment d'avoir mûri, progressé dans l'écriture des textes ?
N : Merci d'avoir relevé ce point qui nous semble essentiel. À nos débuts nous étions guitaristes avant d'être des auteurs, soignant ainsi avec exigence nos arrangements musicaux. Pourtant, il est évident que la plupart des gens écoutent avant tout le chant et donc le texte. Pour ce 3e album, nous avons donc remis en question notre niveau d'écriture, pesé chaque mot, précisé le ton, affiné la forme et le sens des textes. S'exprimer en français apporte beaucoup à la musique, les mots ont ce pouvoir de nous transporter et ce fut un plaisir d'approfondir cet exercice.
R : On évolue c'est certain, nous prenons d'autres chemins pour arriver aux idées, parce qu'avant d'écrire, il nous faut du contenu. Nous privilégions l'effet plus que la forme, la psychologie plus que la peinture, la surprise plus que la maîtrise.
Interview intégrale sur http://www.pinceoreilles.fr
CHRONIQUE
FOLKOM
"Perdus dans la nature"
CD 11 titres – Autoproduction
L'aventure est sur la route, elle surgit ici ou là, dans la rue, l'escalier, un train, une voiture… On croise des personnes attachantes, une concierge, une vieille dame, une jolie fille… Ces rencontres sont étonnantes, parfois désarmantes, toujours enrichissantes. L'univers de Folkom est fait de toutes ces joies du quotidien, ces petits riens, ces surprises, ces choix à faire, ces instants uniques qui valent le coup d'être vécus. Les guitares, folk à souhait, sont rehaussées de rythmiques enlevées, de belles teintes musicales ; s'y posent les voix fraîches, généreuses, de Nicolas et Renan.
Discographie :
"Folkom" (2006)
"Nouvelle donne" (2008)
"Perdus dans la nature" (à paraître, 20 octobre 2010)
Concerts à venir :
La Tête des Trains, Tousson, 9 octobre (annulé, reporté au 1er trimestre 2011)
Tournée à la Réunion en novembre (après le soleil vendéen, celui des Îles)
Théâtre Essaïon, Paris, 14 décembre 2010 (à réserver dès maintenant !)
AUTRES CHRONIQUES

NO TEARS
"Fragments"
CD ou vinyle 9 titres / Str8line Records
Tout est là, dans cette musique, toute une époque, ses sons, ses ambiances, son spleen. Les synthés envoûtants, les rythmiques basiques, la basse nerveuse, les guitares déchirantes ou cristallines, le chant habité, écorché, caverneux… On pense à Bauhaus, Virgin Prunes, Joy Division (reprise "She's lost control") et, de ce côté-ci de la Manche, à Charles de Goal, Marc Seberg, Jad Wio. Ne soyons pas si nostalgiques : No Tears a tout à fait sa place en 2010 avec ses influences post-punk, cold wave, mais aussi rock, électro. "Fragments" est le 3e album après "Borderline" (2004) et "Obsessions" (2008).

VOLUMATIK
"Démo édition 2010"
CD 5 titres + DVD (clips, photos, plaquette…)
Sur le CD, ça tape fort dès "Somnambule", ça nous tient jusqu'à "Wait for me", on en redemande ! Rythmes infernaux, basses hypnotiques, sons triturés, voix entêtantes, guitare folle… Volumatik, c'est deux filles et deux garçons aux expériences multiples : musique, théâtre, danse, arts plastiques, vidéo… L'ensemble est explosif, inventif, joyeusement décalé. Cette double démo (version finalisée prévue fin 2010) permet d'apprécier leur talent créatif, leur volonté d'intégrer diverses formes d'expressions au sein d'un projet musical électro-pop. Un concert s'impose, pour vivre la dimension scénique !

dimanche 27 juin 2010

Longueur d'Ondes #55

Voici le nouveau numéro du magazine qu'on n'achète pas, à lire durant tout l'été 2010, avec les très populaires Hocus Pocus en couverture !
Nombre d'artistes ont retenu mon attention, dans des registres divers, présentant des projets étonnants, originaux, lorgnant vers l'expérimental, plutôt loin de la chanson française traditionnelle, ça change !
Pas d'interviews, mais huit chroniques écrites, comme toujours, de façon consciencieuse et motivée. Je présente ici les versions originales communiquées à la rédaction de LO, non retouchées (parfois à tort) ni modifiées (créant des coquilles qui ne sont pas de mon fait).
Avec, dans l'ordre d'apparition :
-A CYANO "Dans le secret des cercles" (Nitroso Records)
-AKEIKOI "Sénoufo" (Hors-Normes Productions / Mosaic Music Distribution)
-MANUEL BIENVENU "Bring me the head of Manuel Bienvenu" (Double Bind / Rue Stendhal)
-DASHA & VORSE "Karosia" (Hellebore / Hors de portée)
-PAPAYA CAKE "Time's Paraguay" (Patch Work Production)
-MARC PETIGUYOT "Restera" (Autoproduit)
-PRIMAA "Re-fused" (7Music / Mosaic Music Distribution)
-THE SMALL TIES "Flying ties" (Autoproduit)

Pour l'Internet c'est par ici :
http://www.longueurdondes.com
http://www.myspace.com/longueurdondes

A CYANO
"Dans le secret des cercles"

(Nitroso Records)

Ce bel album, original et captivant de bout en bout, nous vient du Morbihan, pays des menhirs par excellence. Erigés en alignements, on les trouve aussi disposés en cercles, de façon bien plus rare ! Est-ce dans ces hauts lieux de la préhistoire, chargés de magie et de mystère, que Fred, tête pensante du groupe, a trouvé son inspiration ? Nous aurons un début de réponse en écoutant "Paranoïa" : "Une image brûle dans le flot de l'horizon, dans le secret des cercles, désordre et confusion…" Les dix titres courts et intenses mêlent guitares acoustiques et électriques, avec effets de larsen ou de réverb donnant une impression de profondeur et d'étrangeté. Nous sommes sur des terres peu souvent explorées, où souffle un vent de liberté qui ne peut que toucher. A Cyano en est à son deuxième projet en moins d'un an ("L'obsession du chaos" date de juin 2009) et travaille déjà sur un troisième LP "avec batterie, plus électrique".

AKEIKOI
"Sénoufo"
(Hors-Normes Productions / Mosaic Music Distribution)
Nous nous souvenons bien des Caline Georgette, combo rock détonnant des nineties, formé par les trois frères Livenais ! Nous les avions un peu oubliés, eux n'ont jamais arrêté la musique, travaillant avec des artistes de tout horizon, voyageant en Afrique. De leur rencontre avec l'Ivoirien Lassina Coulibaly et sa troupe Yelemba naît le groupe Akeïkoi, mélangeant instruments ethniques et électriques, avec un répertoire traditionnel qui laisse une place de choix aux chants, aux rythmes, à la danse. Après "Binkafô" (2002) voici "Sénoufo", lumineux, énergique, jubilatoire. "Soumalé" et ses chœurs féminins séculaires mettent en garde contre la disparition de la culture des Sénoufos, ethnie de Côte d'Ivoire. Sur "Yébin" et "Pé-poro" soufflent des cuivres aux accents latinos, "Sortie des initiés" nous conduit à la transe, "Gopolo" et "Koloye" sonnent blues… Les dix titres illustrent une fusion afro-rock maîtrisée, réussie.

MANUEL BIENVENU
"Bring me the head of Manuel Bienvenu"
(Double Bind / Rue Stendhal)
Ce musicien français dont on veut la tête a travaillé, entre autres, avec Bed sur l'album "New Lines" (2004). Manuel Bienvenu, qui a résidé un temps au Japon, est aussi l'auteur de deux projets solo : "Elephant Home" (2005) et le fameux "Bring me the head…" lequel, après un pressage japonais en 2007, bénéficie aujourd'hui d'une sortie hexagonale officielle et largement méritée ! Accompagné du batteur Jean-Michel Pirès (NLF3, Married Monk, Tiersen, Bed…) le multi instrumentiste, d'abord guitariste, a étoffé ses compositions d'overdubs (enregistrements additionnels) de tout acabit : voix, piano, clavecin, orgue, Casio, trompette, bouzouki, cora… Ces sons contribuent à créer des ambiances oniriques, intimistes et teintent le disque d'humeurs joyeuses, enjouées. Loin des querelles de genres, l'écoute donne un plaisir simple, renouvelé. La présente édition offre "Newsprint" en bonus, qui ravira néophytes et initiés.

DASHA & VORSE
"Karosia"
(Hellebore / Hors de portée)
Sur la pochette, ces silhouettes d'une petite fille et d'un gros ours : les héros d'un nouveau jeu pour console ? Les personnages d'une légende oubliée ? Ils se nomment Dasha & Vörse, elle chante, il est aux machines, elle est de l'Est (de l'Europe), il est du Sud-Ouest (de la France), ils ont mis leurs talents en commun pour créer un univers musical singulier, à la fois sombre et lumineux, fluide et mystérieux. "Karosia", troisième album du duo franco-russe (fondé en 2003), s'ouvre sur "Torsion" et ses martèlements électroniques, ses gros synthés lancinants montant en intensité, la voix grave et blues qui s'élève soudain dans les aigus, les guitares cristallines, répétitives… Nous avons des frissons, nous partons loin, vers des contrées battues par les vents, les sons s'y font lourds, cinglants, aiguisés. Sous le charme, nous pensons à d'autres chanteuses envoûtantes et charismatiques, comme Mona Soyoc de Kas Product.

PAPAYA CAKE
"Time's Paraguay"
(Patch Work Production)
Voilà un disque de trip hop aux quatre titres fort bien construits. L'univers sonore est charpenté, le rythme enlevé, on a plus envie de danser que de se lamenter. Basé en région PACA, ce duo atypique formé par Illys Poulpfiction au chant et Bast "Dub Trooper" aux programmations égale largement ses pairs. On pense à Smoke City, Hooverphonic, Morcheeba. Tournée en octobre 2010.

MARC PETIGUYOT
"Restera"
(Autoproduit)
Il y a des disques que l'on découvre dans sa boîte à lettres avec un courrier impersonnel et d'autres, comme "Restera", qui sont donnés de la main à la main, de l'artiste au journaliste, le dialogue et la chaleur en plus. Marc Petiguyot se raconte, revient sur son parcours de musicien, l'adolescence et sa passion pour la guitare douze cordes, ces années à composer, à écrire et à enregistrer seul ou en groupe. "Le bar du mutant" sorti en 1999 sous le nom de Petiguyot n'a, selon son auteur, connu qu'un succès d'estime. Sont alors venus les doutes, puis l'envie de travailler à nouveau, de faire des chansons en toute liberté, en utilisant le numérique… Les onze titres proposés, folk, rock, blues, en force ou en douceur, ont de la personnalité, dégagent sincérité et émotions, tiennent la route ! Certains textes (tous savoureux) sont co-signés avec Jean Fauque. Marc cherche un manager, un producteur, quelqu'un qui y croit.


PRIMAA
"Re-fused"
(7Music / Mosaic)
Gilles Martin, ingé-son réputé (Dominique A, Claire Diterzi, Hector Zazou, dEUS…) a mixé et masterisé ce disque instrumental de main de maître ! Nicolas Haas n'en est pas à son premier projet expérimental sous le pseudo Primaa ("Le théorème des ondes" en 2000, "Electrosphère et Nucléocubes" en 2001) et a signé deux albums de chansons. Intriguant au départ, "Re-fused" est passionnant à l'arrivée, on a de cesse de le réécouter pour se nourrir de ses belles atmosphères, très cinématographiques (clins d'œil à Morricone, Badalamenti). Les dix compositions, aux titres fantaisistes façon Satie, se structurent autour de rythmiques répétitives, sur lesquelles évoluent les guitares, le piano, les cordes, la matière sonore. Les textes joints au CD sont des invitations à laisser vagabonder l'esprit, à capter des ambiances, à visualiser les scènes. Du bonheur pour l'imaginaire, l'alliance parfaite entre acoustique et électronique.

THE SMALL TIES
"Flying ties"
(Autoproduit)
Le deuxième EP du trio lyonnais des "petites cravates", réalisé presque entièrement à la maison, donne un résultat très convaincant. Les six titres en anglais fleurent bon le rock des sixties, les guitares sont nerveuses, et mélodiques. Ces frenchies n'ont rien à envier à leurs copains d'outre-Manche, tout est là, l'esprit garage, l'attitude mod… Simple, basique, efficace.
http://www.myspace.com/thesmallties

dimanche 18 avril 2010

Longueur d'Ondes #54


Le numéro de printemps 2010 du magazine Sur la même Longueur d'Ondes sera bientôt disponible dans sa version papier.

En attendant, on peut aller consulter ce LO #54 tout neuf sur le Web, et même le télécharger !

http://www.longueurdondes.com

Je me suis surpassée cette fois-ci : j'ai écrit sept chroniques ! Que des trucs bien à écouter !

CHRONIQUES MAXIS :

Arnaud M. : "Demain, j'arrête..."

Dantès

CHRONIQUES BRUITAGE :

Eric Lareine et leurs enfants

MAM : "Meddled times / Temps mêlés"

Michèle Mühlemann : "Les pires espoirs"

Gaëlle Vignaux : "Cité Thorez"

Yas & the Lightmotiv

MAXIS

ARNAUD M.
"Demain, j'arrête…"
(Autoproduit)
En fait, ça commence juste pour cet artiste de 35 ans, et c'est plutôt bien parti ! Pour son premier CD, Arnaud M. propose quatre chansons attachantes et drôles, où il est question de bonnes résolutions, d'amour heureux ou déçu… Il s'accompagne à la guitare électro-acoustique et s'entoure de trois musiciens sur scène. Basé à Besançon, il est aussi auteur d'un livre pour la jeunesse. (LO #54, Avril/Mai/Juin 2010)

MAXIS
DANTES
"Dantès"
(Stricly Confidential France / Cirta)
Dans la lignée de ses aînés JP Nataf, Biolay ou Jeronimo, ce jeune trentenaire parisien s'affirme déjà comme un "grand" grâce à des chansons inspirées, entraînantes, maîtrisées. Le quart d'heure de son disque passe trop vite, si bien qu'aussitôt fini, on le rejoue sur la platine. Entre "Lalala" en intro et en outro, quatre titres pop magistraux, enchanteurs, indispensables. (LO #54, Avril/Mai/Juin 2010)

BRUITAGE
ERIC LAREINE ET LEURS ENFANTS
"Eric Lareine et leurs enfants"
(Les Productions du Vendredi)
L'artiste toulousain n'est pas né de la dernière pluie. Tour à tour charpentier, danseur, metteur en scène, compositeur et interprète…, il s'est entouré pour ce projet de trois musiciens détonants, issus de l'improvisation jazz. Frédéric Cavallin (batterie, percussions), Frédéric Gastard (saxophone basse, claviers) et Pascal Maupeu (guitares électriques) pourraient bien être ses enfants. C'est avec toute leur énergie, toute leur spontanéité, toute leur rage créatrice qu'ils libèrent les mots du poète, qu'ils incarnent ses personnages, humains, objets ou choses. On pense aux Américains de Morphine pour le jeu du sax ("Soupape"), à Tom Waits aussi ("Comme dans un rêve"), mais les compositions restent très personnelles, denses et intenses, loin des traditionnels couplet/refrain ("Mitoyen"). Avec la Campagnie des Musiques à Ouïr, Eric Lareine est en tournée sur le spectacle "Les étrangers familiers" (salut à Brassens). (LO #54, Avril/Mai/Juin 2010)

BRUITAGE
MAM
"Meddled times / Temps mêlés"
(Buda Musique / Socadisc)
Avec pour noyau dur François Michaud (violon, alto) et Viviane Arnoux (accordéon, voix), couple à la scène comme à la ville, MAM (Musique Acoustique Machines et vidéo) en est déjà à son sixième album. Il y eut MAM duo, MAM trio, MAM quartet, "Jazz in my musette", "Brassens passionnément"… Ce nouveau projet, résolument tourné vers les musiques électroniques et les technologies du XXIe siècle, a été réalisé avec Fabulous Fab (synthés, rythmiques, arrangements, voix) et Maurice l'Ampoule (décors, lumières, vidéo). Composé à Ercuis (petit village de l'Oise), enregistré à New York, l'album est enjoué, ludique, dansant. Les onze titres s'écoutent avec plaisir du début à la fin, qu'ils soient plutôt tango ("Electric secret", "Flammes"), jazz ("Penthème", "Suburbahn"), électro ("Loï", "Lesson #1") ou world ("Septembre", "Et l'tempo passa"). Ces "Temps mêlés" sont aussi un spectacle : le DVD en donne un aperçu très prometteur. (LO #54, Avril/Mai/Juin 2010)

BRUITAGE
MICHELE MUHLEMANN
"Les pires espoirs"
(Mosaic Music Distribution)
Née au Congo, cette chanteuse et comédienne (qui est aussi sage-femme) a vécu en Suisse avant de s'établir à Toulouse en 1997. Elle y joue dans des compagnies de théâtre et monte ses propres spectacles : "Amourdeuse", "Whisky-chocolat"… Sa dernière création en date (Michèle écrit et compose ses chansons) se nomme "Les pires espoirs" et fait l'objet d'un double CD-DVD, enregistré en public à la salle toulousaine Nougaro. Quatorze titres drôles, bien amenés, enlevés (plus un morceau caché, "Le tango de tous ceux qui chantent faux", à ne pas rater !) sont proposés dans le CD. Les thèmes abordés peuvent être graves (peur de la mort) ou plus légers : les nouvelles façons de vivre en couple, l'amour, toujours… Voilà l'oeuvre singulière d'une personne sympathique, fantaisiste, espiègle, qui aime profondément la vie. Arrivant à son spectacle à cheval, guitare en bandoulière, elle repart… juchée sur un poney (à voir dans le DVD). (LO #54, Avril/Mai/Juin 2010)

BRUITAGE
GAELLE VIGNAUX
"Cité Thorez"
(Autoproduit / Distribution DJP)
Cette Gaëlle-là n'a pas de lien de parenté avec son homonyme québécois Gilles Vigneault, mais comme lui elle écrit, compose et chante. Son enfance à elle s'est déroulée dans la banlieue sud de Paris, à Malakoff, dans une cité HLM grouillante de vie, peuplée de personnages hauts en couleur. C'est ce qu'elle nous raconte dans ce deuxième album (le premier, en 2005, se nommait "Gaëlle… avec 2 L"). Son humour est subtil, ses textes tendres, les situations finement observées, les portraits délicatement décrits. A chaque chanson sa chute, inattendue ("Cité Thorez", "Un chat… une tache"), gentiment moqueuse ("Les caddies", "Nos chaussures"), remplie d'amour ("S'il était une fois", "Tricot"). Ses "Souvenirs de cartable" sont un peu les nôtres, sa "Mémé" ne fait pas dans la dentelle, son fils est la source d'inspiration d'"Il y croit encore" et de "Range ta chambre". Sa voix claire est portée par une belle orchestration folk. (LO #54, Avril/Mai/Juin 2010)

BRUITAGE
YAS & THE LIGHTMOTIV
"Yas & the Lightmotiv"
(Holistique Records)
Leitmotiv est un mot allemand, qui signifie "motif conducteur" : thème qui se répète, le long d'une œuvre musicale. En anglais, "light" veut dire lumière (ou léger). Yas, poétesse nantaise venue s'établir à Montreuil, y a rencontré trois musiciens (Benjamin Thuau : platines, machines, claviers, Benoît Prisset : batterie, samples, JL Cayzac : contrebasse, guitare, Farfisa) qui ont su mettre en valeur son univers, éclairer ses mots, donner corps à son flow. Les influences sont hip hop, world, électro, rock, jazz… Loin de Diam's et de son égocentrisme, Yas explore avec humilité, sans agressivité, des thèmes forts, graves, chargés d'émotions, s'inspirant de sa propre histoire. Son slam décrit avec justesse la condition féminine actuelle, celle des générations précédentes : "Y'a celle", "La belle princesse", "Le sexe"… "Algérie" parle de ses origines kabyles, d'une culture lointaine qu'elle voudrait mieux connaître. (LO #54, Avril/Mai/Juin 2010)

samedi 6 février 2010

Longueur d'Ondes #53

Le nouveau Sur la même Longueur d'Ondes est paru, avec mes deux chroniques !

http://www.myspace.com/longueurdondes

Broken Box
: "Molotov et Merveilles"

Matthieu Davette Unit
: "Occident 2.0"


BROKEN BOX
"Molotov et merveilles"
(Autoproduit / Anticraft)


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