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mercredi 4 novembre 2015

Minuit 6 heures au Réservoir


Le jeudi soir, normalement, j'ai piscine. Sauf en période de vacances scolaires, comme  c'est le cas ce 29 octobre 2015 : je me rends donc en toute liberté et sans culpabilité aucune au concert parisien du quatuor seine-et-marnais Minuit 6 Heures.
Le Réservoir, sis au 16 rue de la Forge Royale dans le 11e arrondissement, est une salle de concert "à l'ancienne" et également un bar restaurant. L'on peut y manger tout en ayant une vue imprenable sur la scène ; l'on peut juste, aussi, boire un coup en écoutant le groupe, c'est comme on veut, "à la bonne franquette".
Avant le concert de Minuit 6 heures, j'ajouterai à mes trophées photographiques, débusqués dans la rue de la Forge Royale, un "Monsieur Chat" hypnotique et deux pochoirs félins de "Miss.Tic" (à voir ci-dessous), je discuterai avec Aurélien Lorillon de l'asso Koudju et manager du groupe, j'irai boire un coup avec Yann (chanteur, guitariste, harmoniciste) et Christophe (bassiste) des Cotton Belly's et leurs copines. Ils me donneront un exemplaire fraîchement pressé de leur nouvel et troisième album "Rainy Road" (profondément ancré dans le blues) qui sortira le 19 novembre 2015 avec, à la clé, un concert à la Flèche d'Or. J'aurai l'occasion d'en reparler.
Ce soir au Réservoir, Minuit 6 Heures joue les chansons déjà connues de son public (La fleur de l'âge, Avoir 20 ans, Mon ego, À l'horizontale, Ring a Ling...), inaugure son clip "À quand la mer" réalisé par Julien Quentin (présent dans la salle), propose ses nouvelles compositions, celles déjà jouées en live et d'autres, inédites (avec le projet d'un deuxième album à l'automne 2016), invite ses amis musiciens : les chanteurs Harold (au bonnet rasta) et Ronald, puis Yann à l'harmonica.
L'on passe de sacrés bons moments en compagnie de Jon.K (guitare), Ken.D (batterie), RIZ Thaï (basse) et H.Dock (chant, guitare, harmonica) lequel se débarrasse, au fur et à mesure du set, de tous ses attributs "pirate", se dirigeant vers un style plus rock et reggae, moins chanson festive.
Signalons l'excellente reprise "Vesoul" de Jacques Brel, la bonne humeur générale, le brin de causette avec Annie Claire Hilga, journaliste et photographe indépendante, en remontant la rue de Charonne...
Minuit 6 Heures sera à nouveau en concert le 14 novembre à Vitry-sur-Seine (94) puis le 27 novembre aux 18 Marches de Moissy-Cramayel (77). À vos tablettes !
































mercredi 17 juin 2015

Minuit 6 Heures au Café de la Danse

Quelle chance ! Les quatre garçons seine-et-marnais aux chansons pirates, mâtinées de blues et de bien d’autres sonorités encore, jouaient le 2 juin 2015 au Café de la Danse ! J’étais invitée par Aurélien Lorillon de l’association Koudju, qui accompagne le groupe dans ses projets…

Un mardi soir à Paris, quartier Bastille, pour un concert, ça le fait ! Après avoir garé facilement ma voiture, je décompresse à la terrasse ensoleillée du FAL-STAFF, devant un verre de Chardonnay.

Il y a déjà du monde qui attend dans le passage Louis-Philippe, les portes du Café de la Danse ne tardent pas à ouvrir, il est dix-neuf heures trente. Tiens, il y a un bar juste à l’entrée maintenant, c’est pratique ! Et une expo de photos d’icônes rock par Renaud Monfourny : Robert Wyatt, Suicide, PJ Harvey, Nirvana, The Cramps, Bjork… Quel talent !

Les Minuit 6 Heures entrent en scène à vingt heures pétantes, la salle est bien remplie, ça fait plaisir à voir ! Le groupe dégage une belle énergie, une grande gaieté, une singularité avenante et généreuse.

Il y a, bien sûr, le charisme de H.Dock, chanteur longiligne à la voix grave, profonde, chaleureuse. Il est merveilleusement accompagné par la guitare acoustique et rythmique de Jon.K, la basse sautillante et entraînante de RiZThaï, la batterie nerveuse et chaloupée de Ken.D. Il y a entre eux une alchimie, une multitude d’étincelles ; c’est visible, ça se sent, ça s’entend, un vrai délice.

Une demi-heure, quand on joue en première partie, c’est court ; mais les Minuit 6 Heures enchaînent avec diligence les meilleures chansons de leur premier album : « À quand la mer », sorti en 2013 (que j’avais chroniqué pour le Transistor et pour Longueur d'Ondes). 

Ils font aussi une excellente reprise de Brel : « Vesoul », très incarnée, et deux nouvelles chansons qui figureront sur l’album à venir en 2016 : « Dans tes cheveux » et « Happy End ».

Ce soir-là, c’est l’occasion pour moi de faire connaissance avec Sandrine Courtial, de la Boîte de Concerts à Pontault-Combault (structure adhérente au réseau Pince Oreilles). Honte à moi ! Je n’y suis jamais allée ! Je me rattraperai à la rentrée, pour la prochaine programmation !

Je reste pour la tête d’affiche, Bazar & Bémols, que je ne connais pas et souhaite évidemment découvrir… Je vais vite déchanter car malgré l’enthousiasme qui règne dans le public, moi, ça ne m’emballe pas. Je m’ennuie, presque. C’est trop lisse, trop formaté, avec l’idée de plaire à tout prix, en cédant à la facilité. Je reconnais néanmoins, par ailleurs, la technique des quatre musiciens.

Assise tout en haut des gradins, je me décide à descendre, avant la fin du concert. Voilà que sur les marches, je tombe sur Chrystèle Lascombes, de l’association « Des Roulettes » (elle manage des carrières d’artistes comme Romain Lateltin ou Théophile Ardy).

Nous sortons ensemble de la salle, rejoignons le bar. C’est l’occasion de parler de choses musicales et d’autres, dans la bonne humeur, nous nous apprécions bien.

Chrystèle me présente Constance Petrelli, chanteuse et musicienne sous le nom de scène « Une femme mariée » et me donne son EP  « Enfin Septembre » (chansons rock, rockabilly, efficaces et racées).

Nous parlons d’Anne Cardona, leurs univers sont assez proches ; nous nous verrons peut-être au concert d’Anne le 16 juin, à ACP La Manufacture Chanson ?

J’échange aussi avec Annie Claire Hilga, journaliste, photographe, chroniqueuse de concerts et de CD… Un peu comme moi, non ? Nous nous découvrons une connaissance commune, Marylène Eytier, photographe et infographiste, avec laquelle j’ai plusieurs fois travaillé pour Longueur d’Ondes.

La joyeuse petite troupe va finalement prendre l’air à l’extérieur, nous continuons à partager des impressions, des informations autour de la musique, festivals, concerts, albums, presse, sites Internet…

Je discute avec Inès Boughzala, qui participe à la remise sur pied de LYLO, le mag gratuit super pratique au format de poche, une mine d’informations sur les concerts parisiens et plus largement franciliens…

Un mauvais jour, l’équipe de LYLO avait dû mettre la clé sous la porte, pour des raisons économiques (le mal actuel de ce pays). Je n’ai plus eu la joie de recevoir le petit journal, tous les quinze jours, à mon domicile. J’ai été abonnée de nombreuses années à LYLO.

C’est donc une grande joie de savoir que ça a redémarré et qu’apriori ça marche ! Pour le moment, la « version papier » est un mensuel, avec de « vrais » articles  journalistiques et des chroniques d’albums plus « fournies ». Les informations musicales sont accessibles au quotidien sur le site Internet http://www.lylo.fr : très pratique, lui aussi !

Il est l’heure de prendre congé, de rentrer chez moi ; j’ai passé une très bonne soirée, ravie d’avoir assisté à ce super concert de Minuit 6 Heures, et d’avoir rencontré toutes ces filles brillantes qui œuvrent dans la musique !