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jeudi 24 décembre 2015

Guillaume Perret + Oxyd à File 7


Après le concert rémois d'Ibrahim Maalouf (Cartonnerie) le vendredi 11 décembre où je me suis sentie un peu esseulée (Yas a annulé parce qu'elle était malade, Karine est arrivée bien tard, Magali avait oublié que je venais) puis, le vendredi suivant, la soirée orientale à l'Abreuvoir (Ferme du Buisson, Noisiel)  avec Bachar Mar-Khalifé (Libanais comme Ibrahim Maalouf) et le DJ set d'Acid Arab, direction File 7 (Magny-le-Hongre) samedi 19 décembre 2015 dès 18 heures, pour assister à la rencontre du saxophoniste Guillaume Perret avec le public, avant son prodigieux concert avec The Electric Epic (le dernier de l'année pour lui, comme pour File 7).


Je suis "en mission" pour le Transistor, afin d'écrire un "live report" qui paraîtra dans le prochain numéro, à savoir le 47, attendu pour début février 2016. À l'heure qu'il est, l'article est fait et envoyé aux responsables du réseau Pince Oreilles, je vais pouvoir passer des vacances bien méritées.

La rencontre avec Guillaume Perret, côté "café", est menée par un discothécaire (pas sympa avec moi) faisant partie du réseau des médiathèques du Val d'Europe, on apprend plein de choses sur la vie de ce musicien de 35 ans très inspiré, qui se livre volontiers.

Après un repas convivial au Comptoir (l'After est fermé) en compagnie de François et de ses deux amis Guillaume (l'un d'eux joue avec François dans G.Nova), retour à File 7, d'abord au bar où je croise Yohanna, flûtiste de Chemempa, puis côté "concert" pour la première partie, le quintet local Oxyd et son jazz décomplexé, revisitant Nirvana avec force, puissance, ingéniosité.

Oxyd, 19 décembre 2015 à File 7








Guillaume Perret joue du saxophone avec douze pédales d'effet, son instrument est également équipé de lumières et de boîtes électroniques, ce qui lui permet d'en user à sa façon, de façon inédite, illimitée. The Electric Epic (l'épopée électrique, en référence à Homère et à son Odyssée) c'est toujours Yoann Serra à la batterie, et dorénavant Nenad Gajin à la guitare et Laurent David à la basse.


Le musicien jazz, éthiopique, metal, atypique, au saxophone customisé et aux chaussures qui s'allument (pour rigoler, parce que c'est bientôt  Noël) livre, avec ses trois complices, un set insensé, scotchant, pour un public d'adolescents (aux premiers rangs) et leurs parents (plus loin derrière), tout le monde aguerri aux gros sons, à la fumée, aux envolées mélodiques, aux solos débridés.

Guillaume Perret, artiste associé à File 7 et musicien du territoire (il réside à Magny-le-Hongre) y a travaillé en résidence toute cette année 2015. Il a, entre autres, préparé son concert dessiné (par Benjamin Flao) "Atlantide", donné le 2 octobre à la Maison des Arts de Créteil dans le cadre du Festival d'Île-de-France. Une répétition publique avait été organisée à File 7 le 30 septembre (j'y étais !) pour une vingtaine de personnes.

Le saxophoniste  électrique/éclectique développe actuellement un projet en solo, cela débouchera sur un nouvel album et des concerts en 2016. L'intégralité de la rencontre-interview et du concert a été enregistrée, un DVD est à venir !

 Guillaume Perret & The Electric Epic,19 décembre 2015 à File 7



















Tous mes articles au sujet de Guillaume Perret sont réunis ici.

Discographie :
« Guillaume Perret & The Electric Epic » Tzadik Records ( LP, 2012)
« Open me » Kakoum Records (LP, 2014)
« Doors » (EP, 2013)

samedi 12 décembre 2015

Little Nemo, Guerre Froide et Charles de Goal à Petit Bain

Pour le diaporama, cliquer sur la première photo.
Alors voilà, on y était, au dimanche 6 décembre 2015 ! Et fin prêtes, Yas et moi, à expérimenter la première soirée "Vague Froide" à Petit Bain, en bord de Seine (7 port de la Gare, à côté de la piscine flottante Joséphine Baker, aux pieds de la Grande Bibliothèque).
Un triple plateau aussi alléchant qu'une glace trois boules en cornet, dont les saveurs gagneraient en intensité, au fur et à mesure de sa dégustation. 
L'on retrouverait Nathalie et son mari, Pascale et l'une de ses filles, on serait agréablement surprises de voir autant de jeunes, de très jeunes mêmes, à ce concert "de vieux groupes" des 80's, mais non pas des moindres, puisqu'il s'agit de véritables légendes.
Pour se mettre en jambe, on commence par Little Nemo, au rock new wave efficace et dansant, reformé en 2009 sous la forme d'un quatuor. 
Au cours de ma période parisienne (1984-1989), j'ai écouté ce groupe comme ci comme ça, en même temps qu'Asylum Party, Norma Loy par exemple, ou, bien meilleur, Martin Dupont de Marseille. J'apprécie néanmoins le tout, dont la reprise des Sisters of Mercy.









Après une courte pause dans une salle déjà bien remplie, c'est à Guerre Froide de poursuivre les hostilités avec une cold wave arty, élégante, inspirée. 
De ce groupe, que je croyais (honte à moi !) disparu depuis des lustres, je ne connaissais guère que le fameux titre "Berlin", revenu me hanter lors de mon récent séjour  là-bas
Nathalie a toujours suivi les Lillois, c'est d'ailleurs par elle que j'ai appris, en juillet à la Ferme Électrique, qu'ils n'avaient jamais vraiment cessé d'exister. 
Ce soir, Samuel, le bassiste, est absent, mais aux côtés d'Yves (chant) et de Fabrice (guitare, programmations), il y a Clotilde, chanteuse excellente, par ailleurs bassiste avec sa mère à la batterie dans Cheshire Cat (The Bouncing), en duo aussi avec son petit ami dans Dear Deer, également artiste plasticienne... 
Je repartirai avec "Avant-dernière pensée", dernier album de Guerre Froide, sur lequel je reconnaîtrai "Les films de Garrel" et "Les fils de Cassandre", qui m'avaient fait beaucoup d'effet au cours du set.




















Yas voit Charles de Goal en concert pour la première fois, quant à moi je ne compte pas, c'est toujours un plaisir d'être là, devant la scène de l'une ou de l'autre de ces salles parisiennes où "CDG" joue régulièrement, depuis le 9 mars 2006 (date mythique du concert refondateur à la Flèche d'Or).
Thierry (guitare, claviers, machines) fidèle bras droit du "général" (Patrick à la guitare et au chant), répond plus que jamais présent, Vinz assure à la basse et Mat (qui a remplacé Jean-Philippe, décédé en juin 2014) en impose à la batterie.
Outre le fait de goûter à des pogos enlevés, musclés, échevelés (et oui, en 2015, on peut aimer le punk tout en ayant les cheveux longs ou bien même... une casquette), le bonheur réside dans le fait d'écouter de nouveaux morceaux, qui figureront dans le prochain (double) album à paraître en février 2016 : "Mobilisation + Resistance" (Danger Records).
Je reconnais "7x", "20 Œil", "Blackpool", déjà entendus lors des concerts au Point Éphémère et à la Ferme Électrique 2015, je découvre "Metastasis", "Point de mire", "À feu et à sang", je chante et je danse sur tous les autres, connus, reconnus, écoutés, réécoutés, inlassablement... depuis près de trente ans pour certains.
"Frédéric", "Labyrinthe", "Radio On", l'inusable "Exposition". En début de set, les puissants "Finger Weg", "Régularisez-moi", "Passion éternité", issus du dernier album en date (2008) "Restructuration".
Vive Charles de Goal ! C'est fédérateur, libérateur, énergisant, jubilatoire ! Ça fait vraiment du bien, on en redemande ! 
Prochaine date parisienne à réserver en février de la nouvelle année 2016, pour la sortie d'album !
À lire aussi, l'impeccable (comme toujours) compte rendu de la soirée par Matttbrrr
Tout sur Charles de Goal sur Hautetfort puis ici-même sur Blogspot.

Cinq titres très prometteurs (7x, 20 Œil, Blackpool, Larmes à gauche, Repos mérité) de "Mobilisation + Resistance" sont en écoute ici !

Un peu plus anciens, dispos en vinyle, Zigzag et Damaged Goods (reprise de Gang of Four) sont là !