dimanche 8 novembre 2015

Les Ramoneurs de Menhirs au Pub ADK


La première fois que j'ai eu vent des Ramoneurs de Menhirs, c'était à Port-Louis, dans le Morbihan, à la taverne Les Brasses du Bengale. Il y avait des affiches, ils étaient récemment venus y jouer. C'était en 2007 et j'avais été contente de savoir que Loran, ex- guitariste des Bérus, menait la danse avec deux sonneurs et un chanteur bretons. Ça devait dépoter, ce punk celtique ! Je m'étais promise d'assister à l'un de leurs concerts : la chose ne s'est faite que cette année, le samedi 31 octobre 2015, au Pub ADK de Roissy-en-Brie (77).


Cet été, j'avais justement réécouté les Bérus, sur le net, avec Yas. On s'était fait le film des concerts d'adieu de novembre 1989 à l'Olympia (moi, je les avais vus à la MJC d'Épernay le 6 juin 1986), constatant à quel point le son était toujours dans l'air du temps. Les paroles fracassantes, l'esprit rebelle, l'envie d'en découdre, l'expression d'une révolte furent pour nous source de jouvence... Ouais, Bérurier Noir, ça reste vraiment énorme.


À la fête d'anniversaire des 20 ans de mon chat Léa, Yas était là et j'ai mis les Bérus en première partie de journée, les CD numérisés, édités dorénavant par Coop Breizh : "Concerto pour détraqués", "Macadam Massacre", "Nada". Il allait sans dire que je serais présente à ce concert tant attendu des Ramoneurs de Menhirs !


Alors voilà, on y est. Une fois de plus je me perds dans Roissy-en-Brie, il y a quelque chose qui m'échappe dans cette contrée, je ne suis jamais parvenue à trouver le Pub ADK facilement, j'erre en voiture au moins une demi-heure avant de parvenir dans la cour de la Ferme d'Ayau, où enfin je me gare...


Il y a deux groupes avant la tête d'affiche : le quatuor juvénile Baffes ou Torgnoles puis le trio vétéran Les Prouters. À un moment je pense à "À toute bombe" de Starshooter, plus tard à "Putain" de TC Matic.








Puis ça commence, au son de la bombarde (Éric Gorce) et du biniou (Richard Bévillon) et c'est déjà impressionnant. Il y a ce jeune chanteur (Gwenaël Kere) qui entonne en breton un air repris par les deux sonneurs, cette boîte à rythmes percutante et la guitare rageuse de Loran... Je me mets dans la danse, dans l'ambiance de la fête qui va aller crescendo tout au long des deux heures et demie du concert. Résonnent bien fort les mots contestation, indépendance, insoumission, lutte, combat, rébellion, soutien, engagement, autogestion, liberté, égalité, fraternité, solidarité, résistance, révolution... De l'euphorie jusqu'à l'extase, la transe totale, dans un chaud bain de sueur et d'énergie humaine.

Pour le diaporama, cliquer sur la photo :









































































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