samedi 16 mai 2015

Quatre jours à Marseille

Le 27 avril 2015, direction Marseille, en trois heures quinze par le Ouigo. À l'arrivée en gare Saint-Charles, une pluie battante, mais le dépaysement, déjà. Boulevard d'Athènes, Cours Lieutaud, rue Dieudé, rue Fongate, rue Lafon : me voici à mon hôtel. 
Tant pis pour la pluie, mon projet est de marcher, d'aller vers le Vieux-Port. Je m'oriente mal, je me retrouve Place Castellane, je me perds encore. La silhouette bienveillante de Notre-Dame de la Garde me guide jusqu'à son sommet. De là j'appréhende l'étendue de la ville, et prends d'autres repères que ceux de mon plan. 
J'arriverai au Vieux-Port, après un détour par l'abbaye Saint-Victor et le Four des Navettes, qui comme son nom l'indique vend des navettes, mais aussi des canistrelli, des croquants, des macarons... Miam ! 
Après être repassée à l'hôtel, je monterai vers le Cours Julien, avec dans l'idée de photographier la plaque indiquant la "Place du chien Saucisse", mais je ne la trouverai pas. Je rencontrerai beaucoup de chats.

Le 28 avril, je saurai ce qu'est le Mistral, comme il souffle fort, me faisant presque peur, tellement il me pousse. Le ciel est d'un bleu comme on ne le trouve que par ici, le soleil est d'un éclat plus intense, ça me plaît d'être à Marseille ("bouche de vieille", chantait Leda Atomica). 
Je me lève tôt, j'ai plein de choses à faire aujourd'hui, à commencer par marcher jusqu'au Palais Lonchamp puis atteindre le square Stephan. Je sais qu'y a été inauguré très officiellement, samedi 25 avril, le "Parc Chien Saucisse", en souvenir du célèbre petit compagnon, ami et confident de l'écrivain marseillais Serge Scotto. 
Saucisse est parti au paradis des toutous en novembre 2014, à l'âge très honorable de seize ans, après une vie bien remplie. Participant aux salons littéraires avec son maître, se présentant aux élections Municipales, candidat-mascotte dans le reality show Secret Story, écrivant des chroniques pour différents journaux, se faisant photographier dans les bras des grand(e)s de ce monde... Et plein d'autres choses encore, un peu folles, pour un chien. Elle me touche, cette histoire-là. 
Je redescends vers le Vieux-Port, je veux voir les abords du MuCEM (Musée des Civilisations d'Europe et de Méditerranée) que je sais fermé le mardi, Ensuite, excursion au château d'If puis aux îles du Frioul, jusqu'à la fin de la journée.
Quand j'arrive au quai des bateaux, j'apprends qu'en raison des mauvaises conditions météorologiques, un certain nombre de traversées sont annulées, qu'il n'y aura pas d'escale au château d'If aujourd'hui. Prochain départ à midi vingt. En attendant, je me promène dans le vieux quartier du Panier. Je trouve encore un chat à photographier. 
Embarquement quai de la Fraternité. La traversée est périlleuse, avec de gros paquets de mer déferlant sur le bateau. Après un duo thon rascasse reconstituant, je me promène sur l'île de Ratonneau puis sur celle de Pomègues. J'en prends plein les yeux, de ces panoramas exceptionnels, tout en luttant contre le vent.

Le 29 avril, j'ai pour idée de passer par la rue de Rome, rejoindre la place Castellane puis continuer avenue du Prado, jusqu'à la plage. Il fait aussi beau qu'hier, mais le vent a baissé. Après être restée à arpenter le bord de mer, je vais jusqu'à l’hippodrome, j'entre dans le parc Borély. Je m'y balade, je m'y attarde, je flâne un peu. 
Je me dirige ensuite, plan en main, vers l'immeuble de Le Corbusier. La Cité radieuse est ouverte au public ce mercredi (fermeture lundi et mardi). Je m'offre un fin repas au "Ventre de l'Architecte", sis au 3e étage de la "maison du fada". Cadre d'époque, les années cinquante. Au menu du merlu, c'est parfait. 
Je visite la 3e rue avec ses quelques commerces puis je prends l'ascenseur pour la terrasse, au 9e étage. J'y reste longtemps. Je paie l'entrée pour l'expo d'art contemporain (artistes américains) au MuMo (Musée Modulor), situé dans l'ancien gymnase. 
Je dois voir les Calanques aujourd'hui, demain je repars ! Je prends le bus 19 jusqu'au terminus, "Madrague de Montredon". Je fais une longue balade, le long des côtes, jusqu'aux Goudes, petit port typique, avec ses cabanons, le massif de Marseilleveyre en arrière-plan.

Le 30 avril, mon train n'étant qu'à seize heures vingt-trois, j'ai la possibilité de faire pas mal de choses, tout d'abord trouver une librairie, autre que la Fnac. On m'indique la librairie Maupetit, boulevard de la Canebière. 
Je trouve des polars en édition jeunesse, écrits par des auteurs marseillais (Jean-Luc Luciani et Marie Agostini) et se déroulant à Marseille, pour mon neveu et ma nièce, à l'occasion de leur anniversaire. Je m'offre "Le comte de Monte-Cristo" d'Alexandre Dumas (en version abrégée), le recueil de nouvelles "Marseille Noir" et "Saucisse face à la crise", traduit du chien par son maître. 
Je pensais avoir le temps de voir une expo au MuCEM, mais je me suis tellement régalée dans le Fort Saint-Jean rénové que j'y suis restée, que j'y ai déjeuné (Môle Passedat) d'une excellente dorade grillée. 
Je passe à l'hôtel récupérer mes bagages puis je remonte jusqu'à la gare Saint-Charles, pour attendre le Ouigo. À Marne-la-Vallée, il pleut des cordes et il fait froid.

Un clic gauche sur la première photo pour le diaporama.

Lundi 27 avril






























Mardi 28 avril
















































Mercredi 29 avril
















































Jeudi 30 avril









































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