mercredi 27 février 2013

Mathieu Boogaerts aux Cuizines


Le samedi 9 février 2013, direction les Cuizines de Chelles pour assister au concert de Mathieu Boogaerts et pour découvrir sa première partie, Maissiat.

La grande et brune jeune femme s'accompagne au piano ; il y a quelque chose de troublant dans sa voix et dans ses textes, de la douceur, de la sensualité, de la poésie délicate. Katel vient la rejoindre au clavier et à la guitare ; nous voyons là deux musiciennes inspirées, captivantes, habitées par leur art.

L'album de Maissiat, "Tropiques", est sorti le 23 janvier 2013. Pour l'écouter :
http://www.deezer.com/fr/album/6309710

Site Web de Maissiat :
http://maissiat.com

Site Web de Katel :
https://fr-fr.facebook.com/katelsong

Maissiat
Katel
Katel et Maissiat
Katel et Maissiat
Maissiat
Katel

Vient ensuite, en solo, l'homme de toutes les situations, lunaire et bon enfant, Mathieu Boogaerts, dont le sixième album éponyme remporte actuellement un fier succès. Certaines subtilités de ses textes auraient pu nous échapper, c'est le moment d'écouter, avec une oreille neuve, ses chansons décalées, drôles ou absurdes, et de s'en délecter.

Un bon moment avec un public amateur et connaisseur, tout le monde a le sourire aux lèvres à l'issue de cette soirée de chanson française de qualité !!!

Site Web de l'ami Boogaerts :

Ci-dessous, avant mes photos du concert, les chroniques des deux derniers albums de Mathieu Boogaerts (édités chez Tôt ou Tard, 2008 et 2012) que j'ai écrites pour le magazine Sur la même Longueur d'Ondes.

Profitons-en ici pour mettre le lien vers la soirée parisienne à laquelle j'ai assisté pour Longueur d'Ondes le 22 février : la remise du Prix Georges Moustaki 2013.
http://www.longueurdondes.com/2013/02/25/prix-georges-moustaki-2013

Longueur d'Ondes #47 (hiver 2008/2009)
Mathieu Boogaerts
"I love you"
(Tôt ou Tard)
Le cinquième album de cet artiste attachant et singulier a été voulu comme le premier d'un nouveau cycle de création musicale. Après "Michel" (2005), Mathieu Boogaerts, multi instrumentiste, est reparti de zéro pour explorer d'autres pistes de travail, plus instinctives. Délaissant la guitare acoustique, il met en avant la batterie, composant ses chansons à partir de rythmes joués en boucle, jusqu'à ce qu'il s'en dégage une "structure et une poignée de phrases, dont le sens découle directement du son." Le résultat est surprenant et du meilleur effet, il comblera les auditeurs en quête de sensations nouvelles. Sur les rythmiques, brutes, organiques, où évolue la voix, pulsée et cadencée, se loge une instrumentation volontairement dépouillée. Les textes, faussement naïfs, flirtent avec la folie ordinaire. Les phrases, courtes, répétitives, en français et en anglais, jouent subtilement sur les mots et les sonorités.

LONGUEUR D’ONDES #65 (automne 2012)

MATHIEU BOOGAERTS
"Mathieu Boogaerts"
(Tôt ou tard)
Quelles raisons peuvent motiver cet artiste, connu et reconnu, à sortir un album éponyme, alors qu’il en a cinq autres à son actif ? Nous pourrions répondre qu’il fait là un retour aux sources, qu’il se recentre sur lui-même, qu’il se réaffirme en tant que "Mathieu Boogaerts", chanteur et musicien, auteur et compositeur… Certes, son album précédent "I love you" date de 2008 (chronique dans le numéro 47 de Longueur d’Ondes), mais il n’a pas chômé ces quatre dernières années, donnant de nombreux concerts, notamment à la Java (Paris) où il a mis sur pied un nouveau répertoire. Les douze titres de ce nouvel album sont issus de la scène, des échanges avec le public, au fil des représentations. "I love you" mettait en avant la batterie, ici la guitare est à son avantage ("Je sais", "On dirait qu’ça pleut", "Une berceuse"), tandis que le piano se fait reggae ("Avant que je m’ennuie") ou rumba ("Minuit"). Les femmes sont à l’honneur ("Sylvia", "Paloma"), le non-sens aussi ("Petit a petit b").

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